Le Tourisme Réligieux
Le Patrimoine Religieux Musulman
La Grande Mosquée Al-Omari –Centre-ville de Beyrouth :

C'est la plus grande mosquée de Beyrouth. Elle prit le nom de Al-Omari en hommage au Calife Omar Ibn Al-Khattab. Egalement connue par le nom de Mosquée Foutouh Al-Islam (les conquêtes de l'Islam), elle fut transformée sous les Francs en église, avant qu'elle ne soit reconquise par Saladin en 1187 (583 AH). Les Francs la reprirent une deuxième fois et la transformèrent en cathédrale 1197-1291 (593-690 de l’Hégire), avant qu'elle ne fut définitivement conquise et convertie en mosquée par l'Émir Sunjur, sous le règne du roi Al Ashraf Khalil fils du Sultan Qalaoun.

 

Mosquée As-Saraya –Centre-ville de Beyrouth :

Connue aussi sous le nom de Mosquée de l'Émir Mansour Assaf (dont l'émirat s'étendait de Nahr Al Kalb jusqu'à Hama de 1552 a 1580), ou de Mosquée As-Saraya, vu sa proximité du sérail de l'Émir Assaf. Quant à son appellation Mosquée Dar Al-Wilaya (palais du gouverneur), elle est due au fait de sa proximité du palais construit par l'Émir Fakherdine II, gouverneur de Beyrouth et du Mont-Liban afin de servir de siège au gouvernement. Pourtant certaines références trouvent plus valable de l'attribuer à l'Émir Turkmène Muhammad, fils de l'Émir Mansour Assaf.

Cette mosquée est située au centre de Beyrouth, à l'Est de la Grande Mosquée Al-Omari à l'entrée du Souk Sursock, face à l'angle Sud-est du palais municipal.



Mosquée de l'Émir Mounzer (An-Naoufara) –Centre-ville de Beyrouth :

Située au centre de Beyrouth à l'Ouest de la Grande Mosquée Al-Omari, face à Bab Idriss et Souk Al-Tawilé, elle fut construite en 1620 (1056 de l’Hégire) par l'Émir Mounzer Ibn Suleiman Al-Tanoukhi, sous le règne de l'Émir Fakherdine II. Cette mosquée est appelée aussi Mosquée An-Naoufara à cause de la fontaine qui se trouvait dans sa cour.



Zaouiyah Al-Imam Al-Ouza'i –Centre-ville de Beyrouth :

Située à Souk Al-Tawilé au centre de Beyrouth à l'Ouest de la Zaouiyah du Sheikh Ibn 'Arraq (dont les ruines ont été redécouvertes en 1991), cette école porte le nom de l'Imam Al-Ouza'i qui a habité Beyrouth et transformé sa résidence en école de théologie islamique dès le début du 2ème siècle de l'Hégire. En 1529 de notre ère (935 AH), une fontaine a été construite à côté de l'école en souvenir de l'Imam.

Cependant il ne faut pas confondre cette Zaouiyah avec la mosquée d'Al-Ouza'i construite dans la banlieue de Hantous connue plus tard sous le nom de Ouza'i. L’Imam Al-Ouza'i mourut dans son école en 774 (157 AH) au cours des dernières années du règne du Calife Abi Jaafar Al-Mansour. Les habitants de Beyrouth suivirent le cortège portant sa dépouille mortelle du centre de la ville jusqu'à sa banlieue Sud, région sableuse et boisée, connue sous le nom de Hantous. La Zaouiyah est demeurée au milieu de Souk Al-Tawilé jusqu'au déclenchement de la guerre libanaise en 1975 qui l'a transformée en ruines. Un projet prévoit sa reconstruction dans le même emplacement qu'elle occupait auparavant.



Mosquée Al-Dabbagha –Centre-ville de Beyrouth

(Abou Bakr Al-Siddiq que Dieu soit satisfait de lui)

Elle est également appelée la Sainte Mosquée Al-Omari (A ne pas confondre avec la grande Mosquée Al-Omari), car elle fut construite sous le règne du Calife Omar Bin Al-Khattab (que Dieu soit satisfait de lui), comme le mentionne le célèbre voyageur Sheikh Abdul Ghani Al-Naboulsi. Elle fut encore appelée la Mosquée de la Mer à cause de sa proximité de la côte. Quant à son appellation Al-Dabbaghah, elle est due à sa proximité de la tannerie. Cette mosquée est située du côté Est du port de Beyrouth face à l'entrée de la tannerie; son sous-sol abrite des entrepôts, et on y accède par un escalier à cause de son élévation. Sa date de construction remonte à 1294 (693 AH), ou à 1343 (743 AH) selon d'autres références. A l'époque du mandat français, la municipalité de Beyrouth la détruisit sous prétexte d'élargir les routes. Elle fut cependant reconstruite en 1932 (1352 AH), et prit le nom de la Mosquée Abou Bakr Al-Siddiq (que Dieu soit satisfait de lui). Elle a été endommagée durant la guerre libanaise (1975-1990). La Direction Générale des Fondations Pieuses Islamiques (Waqf) la restaura et l’ouvrit a la prière en 1999 (1420 AH).



Mosquée Mohammad Al Amin –Centre-ville de Beyrouth

Située au centre de la Place des Martyres qui est reliée à la Place Riad El-Solh, elle se distingue par un style architectural ottoman et arabe. Elle recèle un vide central totalement recouvert d’une coupole (d’une superficie de 9778 m2 qui inclue les étages inferieurs et les mezzanines). Elle est dotée de trois entrées des cotés est, nord et ouest. On y accède a travers une salle extérieure du coté de la Place des Martyrs ou du coté nord par une entrée axiale dans le sens de la Qubla, laquelle inclut également des facilites d’ablutions. La mosquée est dotée de 4 minarets d’une hauteur de 65m. Son plafond est haut de près de 16m et atteint 20m a la coupole centrale. Elle peut accueillir jusqu’à 6250 fideles et son rez-de-chaussée peut accueillir jusqu’a 4200 personnes. La mosquée contient la tombe de l’ex-premier ministre martyr Rafic Hariri (assassiné le 14 février 2005).



Mosquée Al-Majidiyyeh –Centre-ville de Beyrouth

Cette mosquée fut à l'origine une des plus importantes forteresses de Beyrouth. Construite sur la côte, elle constitue une prolongation du Souk Al-Tawilé du côté de la mer qu'elle surplombe. Son sous-sol fut utilisé comme entrepôt pour les commerçants, notamment les commerçants de bois. Vers 1841 (1257 AH). Les musulmans de Beyrouth, animés de zèle, avaient fait une collecte et ajouté à la forteresse un pavillon du côté Ouest avant de la convertir en mosquée. Ils la nommèrent en 1844 (1260 AH) la mosquée Al-Majidiyyeh en signe de reconnaissance au Sultan Abdul Majid (sultan entre 1839 et 1861) qui leur a accordé son soutien. Plus tard, ils en aménagèrent la cour intérieure et le plafond et ouvrirent une porte qui donne accès à la route du port grâce à un escalier en pierre.

En 1840, lors du siège de Beyrouth, les navires des armées alliées (Grande-Bretagne, Russie, Autriche) dans leur guerre contre l'armée égyptienne, pilonnèrent la forteresse qui jusque là n'avait pas encore été transformée en mosquée. Les traces de ces bombardements étaient encore visibles au début du XXème siècle sur la façade Nord. Durant la guerre libanaise qui s'était prolongée de 1975 à 1990, cette mosquée fut détruite, puis reconstruite par la Direction Générale des Fondations Pieuses Islamiques (Waqf) qui ajouta à proximité de l'ancien minaret un autre plus élevé.



Mosquée Aïn Al-Mrayssé

Comme l'indique l'inscription au-dessus du porche d'entrée de la façade Nord, cette mosquée fut construite à la fin du XIXème siècle en 1887-1888 (1305 AH), par Abdullah Bayhum et Sheikh Muhammad Al-Hibri. Le terrain avait fait l’objet d’un don du Sheikh Muhammad 'Alaya, nommé plus tard Muphti de la République Libanaise. La Direction Générale des Fondations Pieuses Islamiques restaura la mosquée et sa cour en 1951. Une porte sculptée fut transportée de la Mosquée de l'Émir 'Assaf et placée dans le mur d'enceinte. Il convient de signaler qu'une fontaine existait également dans le coin Est de la cour qui donne sur la mer du côté Nord.

Au cours de ces dernières années, la Mosquée fut  rénovée, tout en conservant son cachet historique. Son entrée principale fut de même transférée au Nord du côté de la mer, quand l'autoroute de la côte a été tracée par la municipalité de Beyrouth.



Mosquée et Mausolée de l’Imam Al-Ouza’i

La banlieue Al-Ouza'i, appelée jadis Hantous, est située à 4km au Sud de Beyrouth ; sa mosquée fut connue par la Mosquée Hantous. Le changement de nom est dû au fait que l'Imam Abou Amrou Abdul Rahman Ibn Amr Al-Ouza'i qui avait habité à Souk Al-Tawilé au centre de Beyrouth et transformé sa maison en école des études islamiques, fut enterré en 774 (157 AH) dans un coin à l'intérieur de la Mosquée Hantous.

La mosquée construite à Ouza'i est formée de deux pavillons, un ancien et un autre moderne ajouté du côté Est. La nouvelle mosquée fut édifiée tout près en 1954 (1375 AH) du nom de l'Imam Al-Ouza'i. La Direction Générale des Fondations Pieuses Islamiques (Waqf) entama des travaux afin de restaurer la Mosquée et son minaret historique et d'y introduire quelques réaménagements. 



Mosquée Al-Mousaytabé

Située au quartier de Mousaytabé, près de la résidence du Président Saëb Salam, elle fut construite en 1884 (1302 AH) sous le règne du Sultan Abdul Hamid II. Le gouverneur de Syrie Ahmed Hamdi Pacha avait contribué en partie aux frais de la construction, et les habitants de Beyrouth avaient fait une collecte pour couvrir le reste. Des travaux d’aménagements et de rajouts furent entamés en 1973 (1393 AH) et se prolongèrent jusqu'en Février 1975 (Safar 1395 AH).



Mosquée Ras Al-Naba’

Cette mosquée fut construite en 1882 (1299 AH) par Omar Al-Ghazzaoui.

Certains vieillards attestent qu'une fontaine existait jadis dans la partie nord de la cour extérieure. Cet édifice a été restauré et réaménagé en 1977 (1397 AH).



Autres mosquées à Beyrouth

On peut encore citer d’autres mosquée a Beyrouth, comme la Mosquée de Basta Tahta, la Mosquée de Basta Fawqua, la Mosquée Bourj Abi Haydar, la Mosquée Al-Sidani à Ras Al-Naba', la Mosquée Alam Al-Sharq à Achrafieh, la Mosquée Al-Birjaui, la Mosquée Al-Hurj (Al-Halbouni et Houri), la Mosquée l'Imam Ali (puisse Dieu l'honorer) à Tariq Al-Jadidé, la Mosquée Raml Al-Zaydanieh, la Mosquée Ain Al-Qassar, la Mosquée Aisha Bakkar , la Mosquée Muhammad Al-Amine, la Mosquée Zouquaq Al-Blat, la Mosquée Makkaoui (rue Hamad), la Mosquée Shatila, la Mosquée Shehab, la Mosquée Al-Daouq, la Mosquée Al-Khalia Al-Saoudiah, la Mosquée Khaled Ibn Al-walid à Kasantinah, la Mosquée Al-Khodr, la Mosquée des Martyrs, la Mosquée Al-Khashoukji, la Mosquée Al-Houri, la Mosquée Ammash, la Mosquée Gamal Abdel Nasser, la Mosquée Al-Dana. Ce pendant il faut signaler que la date de construction de quelques-unes remonte au siècle dernier, ou même tout récemment. 



Username
Password
Forget Password ?