Le Tourisme Réligieux
Le Patrimoine Religieux Musulman
Christian Worship Sites / Beyrouth

Beyrouth avec ses multiples lieux de culte, toutes confessions confondues, est l'exemple même de la tolérance et du respect mutuel d'une vie multicommunautaire dominée par un esprit de liberté. Ses églises, appartenant à différentes communautés chrétiennes, attestent clairement la liberté d’appartenance et la liberté de pratique de la vie spirituelle de chacun au Liban.

La Cathédrale Saint-Elie des Grecs-Catholiques –Centre-ville de Beyrouth :

En 1849, le Métropolite de Beyrouth Monseigneur Agabios Riachi achevait l’édification de la Cathédrale Saint Elie. Une fois terminé, cet édifice était remarquable par l’harmonie de son architecture byzantine et la beauté de ses décorations orientales. Les arcs brisés introduits à cette époque lui donnaient de l’élan. Ses oculi célestes la faisaient briller de tous ses éclats. Son décor intérieur et son ornementation la rendaient somptueuse.

La Cathédrale fut récupérée par l’Archidiocèse en 1994 après avoir été endommagée par l’effet des dissensions libanaises. Actuellement, elle est près de renouer avec sa beauté séculaire, son aura de mystère, ses services spirituels, sa présence fraternellement œcuménique et sa contribution à la renaissance du Liban. Ses fils croient en sa mission ainsi qu’en son avenir car elle est le symbole de leur présence caractéristique au cœur de la capitale.

Les travaux ont débuté à la fin de l’année 2003 et ce sont achèves en mai 2006. 

 

 

La Cathédrale Saint-Georges des Maronites –Centre-ville de Beyrouth :

Edifiée en une dizaine d’années de 1884 à 1894 selon les plans de l’architecte italien Guiseppe Maggiore, cette cathédrale  métropolitaine est une réplique de la basilique Sainte Marie Majeure de Rome, principalement dans sa façade, sa conception architecturale en forme de croix et son plafond en caissons. Elle fut consacrée par Monseigneur Youssef Debs en 1894 et restaurée une première fois en 1953 avec des modifications importantes (transept coupé et arcades latérales ajoutées). Elle abrita les hauts faits de la vie nationale avant de connaitre la tourmente des années sombres 1975-1990.

En 1997, et suite à la demande de l’archevêque Maronite de Beyrouth Mgr Boulos Matar, la cathédrale retrouve sa forme en croix dans le stricte respect du style Renaissance de l’époque : le transept fut reconstitue dans son intégralité avec relèvement des fenêtres. La nef centrale est surmontée d’un plafond de caissons à dorures en double cadre en bois, revêtus de feuilles d’or sur fond beige. Les murs sont ornes d’un revêtement en stuc et marbre. Quant au maître-autel, il est surmonté d’un baldaquin style d’époque aux colonnes torsadées. Derrière l’autel, au fond du chœur, est installée la « Cathedra », le fauteuil du Pape, utilisée lors de sa visite au Liban.

Elle fut consacrée après sa restauration par le Cardinal Sfeir le 24 Avril 2000 en présence des Patriarches d’Orient, du nonce apostolique et du Cardinal Lustiger, archevêque de Paris.

Aujourd’hui entièrement rénovée, elle demeurera au cœur de la capitale le siège de l’archevêque de Beyrouth.

 


La Cathédrale Saint-Georges des Grecs-Orthodoxes –Centre-ville de Beyrouth :

Construite en 1767 sur les ruines et structures de l’église de le Résurrection (premiers siècles) et avoisinant l’Ecole de Droit romaine, elle est considérée comme la plus belle-sinon la plus ancienne- des cathédrales et églises grecques orthodoxes de Beyrouth. L’édifice actuel remonte au 17eme siècle (selon un document ottoman trouvé a la cathédrale datant de 1080 A.H.) quand cet édifice constituait la seule église de la ville. Elle fut connue sous le nom de « Couvent Saint Georges » vu qu’elle regroupa différents centres ecclésiastiques : le siège du métropolite de Beyrouth, le siège des moines, le centre du Conseil consultatif (Al Melli), une école, une bibliothèque, un hôpital et une imprimerie (première imprimerie arabe à Beyrouth). En 1715, au temps du Métropolite Neophitos, l’église fut agrandie et rénovée à l’improviste. En 1759, elle fut endommagée par un tremblement de terre, ce qui mena à une collecte de fonds afin de l’agrandir et la restaurer. Les travaux durèrent trois ans de 1764 à 1767 : en cette année, le toit de l’église s’effondra sur les croyants qui y célébraient la messe et 90 hommes perdirent la vie. Une nouvelle restauration de l’église fut entreprise en 1772 par le Métropolite Yoakim, incluant trois autels : l’autel Saint Georges au centre, l’autel Saint Nicolas à droite et l’autel Saint Elie à gauche. En 1783, l’église fut embellie par une iconostase en bois de noix à dorure et décorée par des icônes datant de la plupart du 18eme siècle. L’église connut encore une fois en 1904 un agrandissement au temps du Métropolite Gerasimos Mesarra : ses murs et son toit furent décorés de fresques, et sa place fut entourée d’un mur d’enceinte.

La guerre de 1975-1990 n’épargna pas la cathédrale : la plupart de ses icones et ustensiles furent pilles, et l’iconostase et les fresques souffrirent terriblement même a cause des effets climatiques vu que son toit avait été ébranlé. Le 16 octobre 1995, le Métropole de Beyrouth et ses environs Mgr Elias Aoudé décida de restaurer la cathédrale. Les travaux furent exécutés, les débris enlevés et le toit étançonné. Des études sur l’état de l’édifice furent entamées et des fouilles archéologiques révélèrent les vestiges de trois églises superposées dont la plus ancienne est probablement l’église de la Résurrection détruite par le tremblement de terre de 551 qui secoua violemment Beyrouth. En dessus de cette église se trouvent les vestiges d’une église datant du Moyen-âge surmontés de ceux d’une autre église au 18eme siècle sans oublier que les fouilles mirent au jour les vestiges d’un cimetière, des mosaïques, et plusieurs ustensiles d’église. Les fouilles seront transformées en un musée souterrain, et les travaux de restaurations ont été divises entre :

-l’iconostase : plusieurs parties furent retrouvées et restaurées, et les parties pillées furent refaites et jointes aux anciennes.

-le sol fut restaure et pavé de mosaïques, parmi lesquelles une copie de la mosaïque retrouvée sous la cathédrale.

-les fresques furent remises à neuf par un groupe d’artistes russes qui restaura ce qui était presque intact. Il enleva les parties trop endommagées et les colla sur des toiles qui sont exposées dans le salon de l’église. 



La Cathédrale Saints Elian et Grégoire –Centre-ville de Beyrouth :

Cette église fut lors de sa construction en 1860, la première église pour les arméniens catholiques au Liban. Elle fut détruite en 1901 afin de l’élargir pour qu’elle puisse accueillir un plus grand nombre de fideles. En 1950 elle connut le même sort de destruction afin de construire à son emplacement la Cathédrale des Saint Elian et Grégoire au temps du Cardinal Agajajian.

 

 

L'Eglise Saint-Louis des Capucins –Centre-ville de Beyrouth :

Construite en 1864, à proximité du Grand Sérail, fraîchement restaurée, dresse son clocher avec aiguillon au milieu des bâtiments du centre-ville eux aussi remis à neufs. Grande église aux rosaces colorées, elle répond aux besoins de la communauté de rite latin.



L'Eglise Evangélique Nationale –Centre-ville de Beyrouth :

Construite en 1867, c'est à dire trois ans après celles des Capucins, elle est l'œuvre des missionnaires anglo-américains et répond aux besoins de la communauté protestante. D’architecture gothique et orientale avec sa toiture en briques rouges, l’église fut complètement détruite en 1976 et reconstruite avec la même pierre en 1998.



L’Eglise Saint Maron –Centre-ville de Beyrouth :

De style romain, l’église fut construite en 1875. Elle est connue par ses arcades, ses absides et ses pierres taillées. Ses vestibules ressemblent aux prostyles des temples avec leurs colonnes en marbre qui lui donnent une splendeur illuminante. Sa beauté se reflète de même par ses vitraux représentant les saints, et son autel en marbre blanc surmonté d’un tableau représentant Saint Maron et peint par Daoud El Corm (Saint Maron est fêté le 9 février, fête officielle au Liban).



L’Eglise Saint Elie des Maronites –Centre-ville de Beyrouth :

L’édifice actuel de l’église remonte à 1907 et reflète plus d’un style architectural ou l’architecte italien avait amalgamé pierres jaunes (utilisées dans la majorité des édifices beyrouthins) aux grandes colonnes romaines taillées. L’église a été restaurée en 2002 et ses fenêtres ont revêtu des vitraux colorés de l’artiste français Jacques Guiton qui ont ajouté une touche de modernité (un renouveau) à l’ancien bâtiment. 



L’Eglise de la Vierge – Ras Beyrouth :

Elle se situe entre la rue « Al Makhoul » et « Bliss » (en face de l’Université Américaine de Beyrouth). Construite en 1860 par des fideles du rite orthodoxe au temps d’Erosios, l’église comporte une école de cinq étages ou 1300 élèves de tous rites et religions poursuivent leurs études scolaires. Dans l’enceinte de l’église se trouvent même des cimetières qui remontent au temps de sa construction.



L’Eglise de l’Annonciation –Ashrafieh :

Elle date du début du 19eme siècle. Elle était d’abord située au centre-ville de l’ancien Beyrouth (au sud-est de l’église Saint Georges des maronites vers le Hammam turc). Au début de la deuxième décennie du 20ème siècle, l’Etat expropria le terrain et démolit l’église afin d’élargir la route de Maarad.

L’église actuelle fut officiellement inaugurée en 1927 et elle est l’une des plus grandes églises orthodoxes anciennes de Beyrouth. L’entrée est marquée par un grand portail en fer orné surmonté d’un parapet en pierre également décoré et entouré à l’ouest de deux coupoles en forme de rosaces contenant quatre cloches. L’une de ces cloches provient de l’ancienne église : elle a été amenée de Russie et porte l’inscription suivante en russe : « coulée en Russie dans l’atelier de Dimitri Senghine ». Cette inscription voisine avec une icone de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus dans ses bras. La cloche pèse près de 160kg et avait été fabriquée en 1826. L'iconostase est en marbre blanc délicatement gravé et orné de travaux et dessins colores et en coquillages marins, constituant ainsi un véritable chef-d'œuvre artistique. Couronné par une icône du Christ, le trône de l'évêque (à la droite de l'église) se dresse sur 2 lions agenouilles en marbre Carrera. Cette église est l'une des rares églises qui conservent encore un ancien font baptismal en marbre décoré de gravures faites à la main. Elle contient des icônes russes d'une beauté et perfection exquises datant du 19ème siècle et montées sur l'iconostase actuelle. On y trouve également d'anciennes robes portées par des prêtres, des ustensiles, des broderies, un tabernacle datant de la seconde moitié du 19ème siècle, des icônes peintes par l'artiste pionnier Habib Srour et une icône rare (remontant probablement au 17eme siècle) peinte sur un tissu spécial et incluant une série d'icônes adjacentes décrivant l'œuvre salvatrice de Dieu depuis la Création jusqu'à son second Avènement et le Jugement Dernier.



L'Eglise Saint Catherine au sein du couvent et de l'école Zahrat Al Ihsan -Ashrafieh:

En 1880, mère Mariam (Labibé) Gehchan fonda un orphelinat, une école et un ordre monastique sous la supervision de l'Association "Zahrat Al-Ihsan" et sous le patronage de Sainte Catherine, martyre vénérable et pleine de sagesse. L'Eglise Sainte Catherine avec sa magnifique iconostase (peinte à la main par Ibrahim Abou Jabbour) fut consacrée en 1950. L'église contient une grande icône de la Vierge Marié (Notre Dame de Vladimir) peinte par un artiste russe ainsi que d'anciennes icônes russes et d'autres icônes anciennes et modernes qui en décorent les murs.



L'Eglise Saint Nicolas- Ashrafieh:

Elle date de 1876 et a donné son nom à son entourage: rue Saint Nicolas, quartier Saint Nicolas dont les habitants ont adopté ce saint comme leur patron. L'église a été détruite durant la guerre. Le 14 avril 1991, le Métropolite de Beyrouth et de ses environs Mgr Elias Aoudé posa la première pierre du nouvel édifice au sein du nouveau complexe Saint Nicolas qui inclut 2 églises: la première au rez-de-chaussée est une réplique de l'ancienne église tandis que l'autre est plus grande et caractérisée par une iconostase en marbre et de belles icônes byzantines.



L'Eglise Saint Dimitri- Ashrafieh:

De style architectural oriental, elle fut construite au 19ème siècle et consacrée à Saint Dimitri (d'où la région qui fut ainsi connue par Mar Mitr). Le cimetière attenant est l'un des plus anciens de la capitale: il est constitué de pièces artistiques rares que les orthodoxes de Beyrouth ont voulues comme dernière demeure.



Le Couvent Saint Elie Btina – Secteur UNESCO :

Le couvent date d’avant le XIXème siècle, et ses bâtiments regroupent actuellement l’école Saint Elie Btina, l’école secondaire des Grecs Orthodoxes. L’église du couvent était un sanctuaire dans une caverne ou de petites ouvertures ont été installées dans son toit pour l’aération. Les autels de l’église actuelle sont places dans les cavités taillées dans la roche. Ce sanctuaire fut agrandi en église qui occupe actuellement la partie creusée dans le roc. Une iconostase en bois se dresse décorée d’anciennes icones russes. L’église renferme également une ancienne icone miraculeuse de Saint Elie vénérée par les fideles.



L'Evêché Grec-Orthodoxe -Rue Sursock, Ashrafieh:

C'est le siège du Métropolite de Beyrouth et de ses environs ainsi que celui de l'évêché de Beyrouth (créé par Quartz, l'un des 70 disciples du Christ, durant le premier siècle de notre ère). Le siège était précédemment situé dans la Cathédrale Saint Georges (Place de l'Etoile), mais l'évêque Erothaos construisit en 1860 l'aile ouest inférieure du bâtiment actuel (Ashrafieh, rue de l'évêché, soit la rue Sursock, l'une des plus belles rues de la capitale avec ses châteaux anciens et ses magnifiques jardins verts). Le Métropolite Elias Aoudé fit construire dans l'un des jardins de l'évêché une église dédiée à Saint Antoine le Grand et à Porphyrios le Visionnaire.



Le Couvent de la présentation de Jésus au Temple- Sioufi, Ashrafieh:

Il fut construit au début du 20ème siècle par Catherine Karkabi dans un verger d'oliviers et de figuiers loin du bruit, du mouvement et des maisons. Son église se distingue par son iconostase en bois gravé à la main (datant de 1906) et par ses icônes recouvertes d'argent (remontant à la même période).



La Basilique Notre Dame de la Médaille Miraculeuse des Pères Lazaristes- Ashrafieh:

C'est la première église au Liban à laquelle le Saint-Siège accorda le statut de basilique. Consacrée le 27 novembre 1952 à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse en présence du nonce apostolique, elle fut construite par les Pères Lazaristes sur une colline à Ashrafieh surplombant Beyrouth. Des son édification, cette église s'est trouvée une vocation de servir ce qui l'a transformée en centre de piété, de réconciliation et de rayonnement spirituel à Beyrouth et au Liban tout entier  un "protocole de fraternité spirituelle" a été signé pour la première fois entre cette basilique et celle de Notre Dame de Lourdes en France le 19 novembre 2005, ce qui fait d'elle un îlot de prière, de méditation et de paix au cœur de la capitale.



Username
Password
Forget Password ?