Le Tourisme Réligieux
Le Patrimoine Religieux Musulman
Caza De Jbeil

1- Eglise Saint Théodore- Bahdidat

Bahdidat, un petit village situé à 550m d'altitude au nord-est de Byblos. Là une vieille chapelle maronite de forme rectangulaire, dédiée à Saint Théodore, abrite de belles peintures murales. L'abside est couverte sur toute la hauteur du mur de personnages qui relatent l'histoire du salut en deux étapes selon l'Ancien et le Nouveau Testament. La partie relative à l'Ancien Testament occupe l'arc du cintre, tandis que le bas du cintre et l'abside représentent des scènes du Nouveau Testament.

 

 

2- L'église de Mar Simaan ou Saint Siméon le Stylite- Jbeil (Byblos)

A l'Est de Byblos, sur une petite hauteur, l'on aperçoit une vieille petite chapelle dédiée à Saint Siméon et que l'on désigne dans la région par Mar Semaan. Au centre de cette chapelle, construite par les Croisés, se dresse un énorme tronc de colonne en marbre qui, de toute évidence, ne provient pas d'un temple romain ordinaire. Cette colonne est probablement celle d'un stylite qui vécut là.

En fait la chapelle carrée, édifiée par les Croisés et surmontée en plus d'une coupole épaulée par les bas-côtés, est destinée à mettre en valeur la colonne du stylite.

 

 

3- La Chapelle de Notre Dame d’Illige « Saydet Elige »- Mayfouk

Entre azur et paysage verdoyant inondé de soleil situé à quelques hauteurs de Byblos, le village de Mayfouk abrite une vieille église connue par Saydet Elige, nom donné autrefois à cette même localité, D'architecture simple avec ses vieilles pierres un peu grossièrement agencées, ses portes à arcades et ses fenêtres anciennes à volets, cette église restaurée en 1747 semble dater du 13ème siècle. Une inscription en syriaque est gravée sur un de ses murs et il est dit qu'elle fut aussi, dans le temps, le siège des patriarches maronites.

 

 

4- Ermitage Saint Siméon « Mar Semaan »- Abaydât

Aux environs de Jbeil, par un chemin de traverse de Abaydât l'on croise, taillée à même le roc, entre buissons et pierrailles envahies d'herbes sauvages, la chapelle rupestre de Mar Semaan communément connue sous l'appellation de la grotte de Saint Siméon. Façade en pierre brute et ouvertures réduites à leur plus simple expression conservent mal les peintures murales datant du 12ème siècle qui l'ornent et attestent d'un art sacré empreint d'une grande piété. On relève ici la représentation du Christ Pantocrator assis sur son trône entre la Vierge et Saint jean Baptiste ainsi que deux séraphins aux ailes déployées. Une inscription en calligraphie syriaque rehausse l'ensemble largement rongé par l'érosion.

 

 

5- La Cathédrale Saint-Jean Marc- Jbeil (Byblos)

Non loin de la mer, préservée par un îlot de verdure et quelques demeures anciennes, à proximité du souk de Byblos, se dresse la cathédrale Saint-Jean Baptiste communément désignée aujourd'hui par Saint Jean Marc. La majorité des études consacrées à cette cathédrale laisse supposer que la construction de l'église débuta en l'an 1115, quant au baptistère, il pourrait remonter à la fin du 12ème ou au début du 13ème siècle. La partie de l'édifice servant actuellement de sacristie est vraisemblablement plus récente (fin du 18ème siècle). Erigée donc initialement à l'époque des croisés, elle fut remise au 18ème siècle aux moines de l'Ordre Libanais Maronite par L'Emir Youssef Chéhab. Composée essentiellement de trois nefs et de trois absides, cette église de style roman reflète une architecture locale et byzantine.

Plusieurs fois atteinte de divers dégâts dus aux bouleversements de la nature et aux actes de guerre, elle a gardé toutefois un aspect soigné avec son parvis couvert à arcades en pierres dentelées et à coupoles, son clocher orné de colonnettes, sa grande cour dallée et sa clôture en fer forgé datent de 1989.

 

 

6- Le Monastère de Saint Maron- Annaya:

Ermitage et Sépulture de Saint Charbel

Dans le cadre paisible et verdoyant d'Annaya repose la dépouille du saint Libanais, Mar Charbel. Né le 8 Mai 1828 à Bqa'aqafra, l'un des plus hauts villages de la région des Cèdres, Mar Charbel est aujourd'hui objet de culte et sa vie un exemple suprême de labeur et d'absolue dévotion à Dieu. D'ailleurs dès son plus jeune âge on le surnommait «le saint» à cause de sa très grande piété. Dès 1875, il se retire dans l'ermitage qui domine la vallée d'Ehmej qui s'est transformé par la suite en un fervent lieu de pèlerinage, l'un des plus fréquentés au pays. Il vécut là, dans la plus grande austérité, 23 ans jusqu'à sa mort survenue le 24 décembre 1898 alors qu'il célébrait la messe de Noël, à l'âge de 70 ans. Béatifié en 1965, il fut canonisé en octobre 1977.

Le monastère de Mar Maroun à Annaya, bâtisse simple et trapue, avec sa statue de Saint Charbel au bras levé vers le ciel dans la cour extérieure munie d'une clôture en fer forgé, sa petite église constamment illuminée par les prières et les vœux des croyants, son petit musée exposant les objets d'une totale frugalité ayant appartenu au Saint, tout cela contribue à une atmosphère unique que les fidèles retrouvent dans la quiétude d'un paysage baigné par la grâce de Dieu.

 

 

7-Couvent Saint Elie – Lehfed

Lehfed est un village situé à 62 Km de Beyrouth à une altitude de 1000 m. elle contient un couvent maronite archéologique dédié à Saint Elie. Ce couvent était le siège du Patriarche Jean VI de Lehfed entre 1251 et 1254.

 

 

8- Eglises de Aqoura

Le village de Aqoura contient près de 44 églises, couvents et ermitages dont les plus importants sont : église Saint Georges, église Notre Dame de l’Assomption, église Saint Jacob et église Saint Simon. La plupart de ces monuments datent du Moyen Age.

 

 

9- Couvent Saints Serge et Bacchus « Sarkis et Bakhos »- Qartaba

Ce couvent remonte à 1536 quand les enfants du Cheikh Gerges ont migré de Aqoura à Qartaba, emportant avec eux une image des saints martyrs Sarkis et Bakhos et construisant une église qui leur fut dédiée en coopération avec les habitants de ce village. Elle fut cependant détruite par un incendie, puis reconstruite en 1711. en 1815, les habitants de Qarataba firent don – par le biais d’un acte – de l’église et de ses dépendances comme « legs pieux et prison éternels » au profit de l’Ordre Libanais afin qu’elle construise une école adjacente. Ainsi l’Ordre a-t-il fondé une école et acheté les terrains avoisinants pour en élargir le bâtiment, et le couvent fut-il élargi en 1823. Les moines ont continué à servir les habitants de Qartaba conformément à leurs valeurs monastiques, les plus célèbres étant P. Daniel Al-Aalam Al-Hadathi (1884) et P. Youssef Abi Ghosn Al-Jbeily (1934), tous deux morts en odeur de piété et de vertu.

 

 

10 – Mar Gerges « le Bleu » et Notre Dame de Yanouh

A 80 klm de Beyrotuh et à une altitude de 110 m entre les deux villages montagneux de Qartaba et Aqoura se situe Yanouh (en araméen oasis de paix et de tranquilité). Ce village archéologique antique a vu passé sur ses terres plusieurs civilisations (phénicienne, grecque, romaine, byzantine et maronite). Il n’en reste de nos jours qu’un temple sur le bord de l’autoroute transformé en deux églises : Notre Dame et Saint Georges « le Bleu ».

* Eglise Saint Georges « le Bleu »

Elle date de l’ère byzantine et a été ainsi nommée dû à ses pierres de couleur bleuâtre. Elle contient des croix à deux cornes et quatre bras (la forme la plus ancienne et la plus répandue au nord de la Syrie durant la première ère chrétienne) en référence au dogme de la dualité de nature du Christ (divine et humaine), ou les deux vertus (le Verbe ou l’Esprit Saint), ou les deux pouvoirs (l’archange Michel et Gabriel qui accompagnent les âmes des défunts).

* Notre Dame de Yanouh : Les patriarches maronites (entre le 10ème et le 13ème siècle, avant et sous les Croisés) prirent pour siège les temples de Yanouh et en utilisèrent les pierres pour construire une église (ayant les mêmes dimensions que l’église Saint Georges « le Bleu ») consacrée à la Vierge Marie. Cette église est dotée d’entrées, d’un arc semi-circulaire et de portiques et est décorée de croix et de gravures.


 


Cazas du Kesrouan et du Matn

1- Bkerké ou la Résidence Patriarcale Maronite

Doté d'une vue magnifique sur la baie de Jounieh et protégé par une pinède qui s'étend sur tout un versant de la montagne, Bkerké, depuis 1830, est le haut lieu du patriarcat maronite.

Toit en tuiles rouges, bâtisse blanche, clocher dominant le lointain, fenêtres à arcades, volets bleus et imposant, escalier à balustrade pour l'entrée principale, Bkerké fut initialement un simple monastère construit en 1703 et dont les rajouts remontent à 1893. La cour extérieure fut récemment dotée d’une belle église une triple inscription en langues latine, syriaque et arabe accueille les fidèles. Une inscription où il est écrit «La gloire du Liban lui a été donnée», paroles tirées du Livre d'Isaïe 35,2. Grande cour intérieure, vaste salon pour les visiteurs et riche bibliothèque caractérisent cette résidence patriarcale maronite faisant face à la mer, dans la haute solitude d'un environnement majestueux et boisé.

 

 

2- Sanctuaire et Cathedrale Notre Dame du Liban- Harissa

Dominant toute la baie de Jounieh et contemplant au loin Beyrouth et l'horizon, Harissa, où est construit le sanctuaire de Notre Dame du Liban, est un haut lieu de la piété mariale, un signe éclatant de la dévotion séculaire des croyants envers la Sainte Vierge, Madone du Liban. Sur fond d'azur et au sommet d'une montagne boisée, une statue toute en blanc et en fonte de la Vierge a été érigée en 1908 sur un cône de maçonnerie autour duquel se déroule un escalier en spirale et à l'intérieur duquel est aménagée une petite chapelle. Affluence considérable et toujours croissante des fidèles auprès de ce sanctuaire tout au long de l'année et en particulier durant le mois de Mai et à l'occasion des solennités mariales.

A côté de l'ancien sanctuaire Notre-Dame est érigée aujourd'hui l'impressionnante cathédrale d'une très belle et remarquable architecture où le Saint-Père Jean Paul II a célébré la messe (le samedi 10 mai 1997) lors de sa visite au Liban.

 

 

3- La «Boulsié» ou l'Eglise de Saint Paul- Harissa

Harissa est généreusement parsemé de lieux de cultes chrétien à dominance de communautés catholiques. A proximité du sanctuaire de Notre Dame du Liban se profile le monastère des Missionnaires Melchites Catholiques de Saint Paul.

Congrégation fondée en 1903 et dont la première pierre de son église fut posée la même année. Eglise à l'architecture soignée surmontée de coupoles et de demi coupoles et dont l'intérieur est orné de magnifiques mosaïques dans le pur style byzantin. Sur fond doré, ces mosaïques représentent le Christ Pantocrator, la Vierge au signe portant le Christ Emmanuel dans un médaillon sur son sein, la communion des Apôtres, les Pères de l'Eglise et des épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testaments.

 

 

4-Couvent Notre Dame de la Délivrance – Al-Cherfeh – Daroun Harissa

En 1754, les Cheikhs ont vendu au prêtre Youssef Maroun Al-Traboulsi un lopin de terre à condition qu’il y construise une école pour apprendre aux jeunes les rudiments du syriaque et de l’arabe et les principes de base de la religion. Le prêtre a rempli cette condition et construit le couvent en 1757 sur la terrasse (Cherfeh) du village de Daroun, d’où le nom de « couvent Al-Cherfeh ». En 1783, le patriarche des Syriaques Catholiques Ignatios Mikhaïl Gerweh Al-Halabi arriva au Kesrouan fuyant ses persécuteurs à Baghdad. Il trouva refuge en ce couvent qu’il acheta ultérieurement et nomma « couvent du siège » en hommage à « Notre Dame de la Délivrance ». Ce couvent fut peu à peu élargi, et un séminaire y fut inauguré en 1964. Il contient aujourd’hui une bibliothèque riche en manuscrits dont certains datent du Moyen Age, des lettres échangées entre les supérieurs des couvents et le Saint Siège, les patriarches, les princes, les ambassadeurs et les consuls et près de 30000 livres de religion, d’histoire, de géographie et de liturgie en arabe, syriaque, turc, perse et latin dont certains datent des deux siècles derniers. Par ailleurs, le couvent avait perdu près de 18 manuscrits choisis par P. Augustin Chiasca lors de sa visite au couvent en 1880 et transportés à la bibliothèque du Vatican avec l’accord du Patriarche Ignatios Gerges Chalhat. Des orientalistes et des explorateurs étrangers visitèrent le couvent en quête de science et de culture : ils organisèrent une session de formation pour les séminaristes et dotèrent la bibliothèque de matières de conservation.

 

 

5- Couvent Saint Antoine de Padoue (Khashbao) – Ghazir

Ce couvent est perché sur la colline de « Khashbao » qui surplombe la baie de Jounieh (« Khashbao » étant un terme syriaque qui signifie maison d’invocation et de prière). Construit par l’Ordre Libanais Maronite en 1752, il fut consacré à Saint Antoine de Padoue, son église fut construite en 1852 et figure au rang des plus belles églises de l’Ordre en Orient (longueur 30 m, largeur 15 m, hauteur 19 m). Elle fut restaurée par l’Ordre en 1977 avec l’aide de la Direction Générale des Antiquités au Liban.

Le couvent fut habité par les moines arméniens jusqu’en 1890, puis par des moines capucins venus de France et qui le quittèrent durant la deuxième décennie du 20ème siècle. Il demeura abandonné jusqu’en 1985 lorsque l’Ordre Maronite le restaura et y ajouta une nouvelle aile, le transformant ainsi en chef d’œuvre architectural. En 1989, il devint le siège du supérieur général de l’OLM.

En 1837, le couvent reçut la visite du poète polonais Julius Swovotsky qui y demeura plusieurs jours durant lesquelles il rédigea son chef d’œuvre poétique « Anheli ». Les polonais résidant au Liban placèrent en sa mémoire une plaque commémorative en marbre à son entrée en 1946. Le comité de l’Odyssée plaça également une autre plaque en 2000 à l’entrée de la salle où le poète avait habité et organisa une grande cérémonie poétique dans la cour du couvent.

 

 

6- Monastère Saint Sauveur – Sarba (Deir Al Moukhallès à Sarba)

Ce couvent date de 1884 et est construit (selon une architecture monastique byzantine) sur les ruines du temple phénicien de Sarba. Ses fondations comportent des pierres massives (dont certaines atteignent 3 à 4 m et ressemblent à celles employées pour le temple de Faqra). Ces pierres recèlent des gravures représentant le soleil et une tête de veau sacré ainsi que diverses écritures antiques et une statue de Jupiter qu’Ernest Renan découvrit près de la tombe d’une princesse et qu’il envoya au Louvre.

Habité par les moines de l’Ordre Aleppin (Halabite), son église est décorée de peintures murales et d’icônes de rite grec catholique. Il représente l’un des plus beaux couvents de cette communauté.

 

 

7- Couvent du Saint Sauveur des Pères Trapistes – Dlebta

Ce couvent fut construit en 1736 après la décision du Concile Libanais de séparer les moines des nonnes afin que chacun ait son propre couvent. Des moines y habitèrent durant 30 ans, puis le quittèrent avant que a construction ne soit achevée. Il fut utilisé à des fins variées au 9ème siècle avant d’être transformé en tribunal canonique de l’Eglise Maronite. Depuis 1992, le couvent est sous la responsabilité de l’Ordre des Trapistes qui le restaura et y ajouta des bâtiments consacrés à la vie monastique communautaire, des ailes accueillant touristes et visiteurs, une menuiserie et un four. Les Pères Trapistes sont célèbres pour la production de vins, de produits alimentaires laitiers, de confiture, d’huile d’olive, de miel, etc.

 

 

8- Eglise et Couvent du Christ Roi – Zouk Mosbeh

En 1895, Frère Jacob de l’Ordre des Capucins était de passage devant les stèles de Nahr El Kalb en route pour prononcer ses vœux monastiques quand il vit les gravures historiques qu’elles portaient. Il se dit alors : « Le Christ doit avoir une trace en cet endroit qui soit plus important que ces vestiges écrits et gravés ». Il acheta plus tard aux moines Halabites du Couvent de Louaizé (plus tard les Maristes) un lopin de terre (d’une superficie de 300000 m2) sur la colline des « ruines des rois » face au Couvent Saint Joseph Al-Bourj (de l’OLM). Il y construisit une église inaugurée le dimanche 23 octobre 1951 et demanda à l’artiste italien Renato Betelia de fabriquer la statue qui s’éleva le dernier dimanche d’octobre 1952. A côté du couvent se trouve une petite grotte découverte par les ouvriers du chantier de construction : P. Jacob la transforma en sanctuaire dédiée à la Sainte Mère de Dieu.

 

 

9- Le Couvent Notre Dame de Bzommar

Dans l'histoire de l'Arménie, les couvents et monastères ont été la plupart du temps l'unique refuge d'un peuple en exil et le dépositaire du patrimoine national. II en est de même pour le couvent de Bzommar, remarquable monastère arménien, après celui de Jérusalem, établi en pays arabes. Construit à 30 km de Beyrouth et à 930m d'altitude, sur une colline verdoyante qui dévale jusqu'aux bords de la Méditerranée, ce couvent au toit en tuiles rouges et à la bâtisse blanche, aux grandes salles au plafond en ogives, est avant tout un lieu de recueillement dédié aux études et à la prière.

Situé dans la montagne du Kesrouan, le couvent de Bzommar était au départ un ancien temple païen dont les prêtres, une fois par an, sonnaient les trompettes pour appeler les villageois des alentours à célébrer le sacrifice. Au 18ème siècle, en 1749, le patiarche Abraham Pierre 1er Arzdzivian fonda son siège patriarcal sur cette colline verdoyante. Grâce au dynamisme et au zèle de ses supérieurs, ce couvent a constamment été l'objet d'agrandissements et de réaménagements.

Dans la chapelle du couvent est conservée l'image miraculeuse de Notre Dame des Douleurs, attribuée au célèbre peintre Raphaël Sanzio (1483-1521) ou bien à l'habile pinceau de Guerairo Barbieri (1591-1666). La dévotion envers notre Dame de Bzommar est bien répandue au Liban et à l'étranger, et beaucoup de miracles ont été opérés par son intercession.

Le couvent de Bzommar conserve jusqu'aujourd'hui le vieux logis ainsi que l'ancienne chapelle où sont gardées des reliques provenant de la Terre Sainte d'Arménie dont la rotule de Saint Grégoire l'Illuminateur et plusieurs précieux objets sacerdotaux.

Le couvent de Bzommar conserve aussi jalousement de très nombreux manuscrits arméniens et étrangers souvent illustrés de superbes miniatures. Il est même doté d'une bibliothèque riche en volumes orientaux et occidentaux embrassant tous les champs du savoir humain. Des archives qui pourraient jeter beaucoup de lumière sur certains aspects de l'histoire du Moyen-Orient en général et du Liban en particulier.

 

 

10- Couvent Saint Jean Al-Sabegh – Khenshara- Matn

Ce couvent est connu sous plusieurs noms : « Couvent Al-Choueir » (étant donné son emplacement près du village de Choueir), « Couvent Saint Jean Al-Tabchi » (étant donné son emplacement près du village de Al-Tabchi), « Couvent Saint Jean Al-Sayegh » (du nom de famille de P. Jean qui en assura le service) et « Couvent Saint Jean Al-Sabegh » (en référence à « Saint Jean Baptiste »).

Sa construction fut achevée en 1650. Il est situé au cœur d’une calme oasis rocheuse sur un versant montagneux entre les villages de Bteghrine et de Choueir et surplombe le village de Khenshara. Il regroupe 3 églises dont deux sont dotées d’une iconostase tandis que la troisième est située dans une cave dotée d’arcs.

Ce couvent est une marque distinctive parmi les couvents de la région : en effet, c’est le berceau de l’Ordre Catholique Choueirite depuis 1710 et le point de départ de l’écriture arabe au Liban et dans la région (grâce au diacre Abdallah Al-Zakher en 1734 et qui y est conservée jusqu’à nos jours). Il contient la première école primaire des environs (en 1735) et a accueilli un important concile historique de ladite confession en 1864 (lequel fait suite au concile de 1861 dans le Couvent du Prophète Esaïe). Il recèle également des sarcophages et d’importants vestiges archéologiques et historiques qui en firent un lieu de pèlerinage visité par les fidèles et les touristes. Parmi ces vestiges, l’on peut citer :

-       Une bibliothèque antique qui contient des manuscrits dont certains datent du 10ème siècle.

-       Des icônes (au nombre de 84 à peu près) dispersées à travers le couvent, dont: La grande iconostase (dans l’église Saint Nicolas) qui atteint une longueur de 6.5 m et une hauteur de 4.5 m et qui porte des statues et des scènes religieuses de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il faut également mentionner les icônes représentant le Christ, Saint Jean Baptiste, Saint Nicolas, l’Annonciation, etc.

 

 

11 - Couvent Notre Dame de la Délivrance – Bickfaya

Vers 1830, les Pères Jésuites vinrent habiter dans la banlieue de Bickfaya sur invitation du prince Haïdar Abillamaa. Ils construisirent alors une petite chapelle privée sur les ruines d’un ermitage et décidèrent de la consacrer à Saint François Régis. Le jour de l’inauguration (en juin 1833) et de l’apposition de l’image du saint, la foule acclama la Vierge Marie, ce qui surprit le prêtre P. Raymond Estev qui remplaça l’image par celle de Notre Dame de la Délivrance (une copie de l’œuvre de Sassaverrato conservée à Venise). Notre Dame de la Délivrance fut donc créée par acclamation de la foule.

Durant les évènements de 1840, Notre Dame de la Délivrance fit preuve de miracles qui sauvèrent les habitants des horreurs d’Ibrahim Pacha. En 1853, son autel témoigna de la fondation de « l’Ordre des Maristes » qui s’unit avec « les pauvres filles du Saint Cœur » pour créer « l’Ordre des Saints Cœurs de Jésus et de Marie ».

Le couvent fut plusieurs fois restauré et inclue une église magnifique dans laquelle se trouve le tableau représentant la Vierge Marie. La statue de la Vierge est surplombée du clocher dont les fenêtres sont d’une architecture gothique moderne.

 

12- Le Catholicosat Arménien Orthodoxe de Cilicie

Face à la mer et au croisement de l'autoroute menant vers Antélias, imposant et d'une architecture raffinée, se dresse le Catholicosat Arménien de Cilicie pour la communauté orthodoxe arménienne. Plusieurs bâtiments composent ce haut lieu des valeurs spirituelles arméniennes. L'église est construite selon les modèles typiques des églises d'Arménie et est dotée de superbes peintures sacrées signées du pinceau de Berberian. Un musée exposant des objets religieux sauvés du temps du génocide arménien fut inauguré le 30 mars 1998.




Cazas de Baabda, Aley et du Chouf

1- Couvent Saint Georges- Deir El Harf

Une pinède aux senteurs enivrantes couvre littéralement le monastère grec-orthodoxe de Saint Georges à Deir El Harf. La date exacte de la construction de ce monastère n'a jamais été clairement élucidée mais dès le 18ème siècle les documents pour suivre son histoire étaient disponibles. Structure simple autour d'une cour à ciel ouvert, limitée par une église et les bâtiments de la communauté. L'iconostase de l'église est en bois ; une riche collection d'icônes rivalise de beauté et d'élévation spirituelle avec les fresques couvrant les murs et les voûtes de ce lieu de prière et de dévotion.

 


2-Eglise Al-Saydeh- Ras Al-Metn

Construite par les fidèles du rite Orthodoxe en 1710 sur les vestiges d’une ancienne église, ni l’église ni ses icônes ne furent épargnées durant la guerre au Liban. Ainsi une restauration du bâtiment et des icônes a été entamée, pour être inaugurée en 2001 et recevoir les fidèles de nouveau.

 


3- Couvent Saint Georges – Souk El Gharb

Situé à 23 km au sud-est de Beyrouth, ce couvent est affilié à l’archevêché de Beyrouth. Il est en fait la résidence d’été de l’archevêque de Beyrouth. Construite en 1904 (sous l’archevêque Gerasimos Mesarrah), l’église du couvent se distingue par ses grandes colonnes rocheuses qui entourent ses galeries extérieures, et les rares icônes en plus d’une iconostase en bois ancienne gravée à la main datant de 1905. A gauche de l’église se dresse un couvent du début du XXème siècle, il regroupe des salles en voûte. L’église et le couvent ont été sujets à une démolition partielle durant la guerre, et furent restaurés après.

 


4- L'Eglise de Saydet El Tallé- Deir El El Kamar

Au cœur de Deir El Kamar, dans le dédale des ruelles et des maisons, juste à quelques pas du monastère des moines maronites, un petit escalier débouche sur le parvis de l'église de Saydet El Tallé ou Notre Dame de la Colline. Agrandie, restaurée et reconstruite, cette église porte l'empreinte des bouleversements des phénomènes naturels et ceux de l'histoire. Vouée à la Vierge miraculeuse, c'est un des lieux de pèlerinage les plus fréquentés au Liban. Le premier dimanche du mois d'Août est fastueusement célébré dans cette église enserrée par les bâtiments du couvent des moines.

 


5- Deir El Moukhallès ou le Monastère du Saint-Sauveur- Joun

Dans un cadre verdoyant et à quelques lieues de Joun où vécut Lady Hester Stanhope, se dresse le monastère grec-catholique Deir El Moukhallès ou Saint-Sauveur. Toit en tuiles rouges, bâtisses larges et superposées, clocher avec horloge, fontaine dans une cour dégagée, voilà le profil architectural de ce grand monastère construit sur un terrain offert aux moines par les cheikhs de la famille Joumblatt. Une belle église, des manuscrits précieux, une prestigieuse collection d'icônes et divers objets de culte sont l'apanage des lieux.

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