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Regions / Kesrouan

Le Kesrouan se trouve au nord de l’agglomération de Beyrouth. On y accède par la voie rapide. Entre le littoral et la montagne, la région offre de multiples découvertes : sites archéologiques et paysages naturels.

Nahr el-Kaleb

Sur la voie rapide qui relie Beyrouth à Tripoli, juste après le tunnel de la rivière Nahr el-Kaleb, tournez à droite. Plusieurs stèles se trouvent gravées sur les rochers.

Dès l’Antiquité, la présence à cet endroit d’une importante avancée rocheuse en bordure de mer imposait, à tous les conquérants qui eurent à traverser le Liban, une pénible escalade du promontoire. Aussi, gravèrent-ils en souvenir de leurs exploits des stèles commémoratives attestant de leurs passages et leurs victoires.

Les dix-sept stèles sont toutes gravées sur la rive gauche du fleuve, à l’exception d’une seule (1), celle de Nabuchodonosor II (604 à 562 av. J.-C.). Cette inscription reproduit un texte que ce roi a fait graver à Wadi Brissa dans le Hermel au nord de la Beqaa. La stèle est très érodée.

Trois stèles (5-14-16) sont l’œuvre de Ramsès II (1279 à 1213 av. J.-C.) dont une (5) a été détruite pour servir de support au mémorial de l’expédition française envoyée par Napoléon III en 1860-1861.

Une seule (17) des cinq stèles (6-7-8-13-15-17) commémorant des expéditions de rois d’Assyrie, est attribuée avec certitude à Assarhaddon (211-217) et commémore des travaux effectués dans le roc par la IIIe légion gauloise (3). On y distingue les mots Maximus et Antonius. Les stèles 6 et 7 sont très abîmées. La stèle 17 rapporte la campagne d’Assarhaddon contre l’Egypte en 671 av. J.-C. Les inscriptions sont cunéiformes.

Des deux inscriptions grecques (11-12), une seule est lisible. Elle est dédiée à Proclus, gouverneur de Phénicie sous Théodose le Grand (388-395).

Une stèle en arabe (2) commémore la construction ou la reconstruction du vieux pont de Nahr el-Kaleb par le sultan az-Zaher Saif ad-Dine Barqouq (1382-1399). Ce pont en dos d’âne fut détruit et reconstruit à plusieurs reprises et son état actuel remonte à l’Emir Bachir II (1809).

Une stèle (4) mentionne en français la prise de Damas le 25 juillet 1920 par les troupes françaises du Levant, commandées par le Général Gouraud. Une autre stèle (9) comporte deux rédactions datées de 1919 et de 1930. La première commémore la prise de Damas, de Homs et d’Alep par les britanniques en octobre 1918 et la seconde commémore le même événement mais mentionne les contingents australiens, néo-zélandais, indiens, français et les troupes arabes du roi Hussein, Chérif de la Mecque.

Une dernière stèle (10) commémore en anglais l’occupation de Beyrouth et de Tripoli en octobre 1918 par les armées britanniques et françaises.

Deux autres stèles se sont ajoutées aux inscriptions antérieures à l’indépendance du pays en 1943 : la stèle de l’évacuation des armées étrangères du Liban en décembre 1946 et le monument aux morts français qui était autrefois élevé dans le quartier Minet el-Hosn au centre-ville de Beyrouth.

Grotte de Jeita

Situées dans une vallée verdoyante, les grottes de Jeita sont splendides. Dans ces cavités fréquentées par l’homme depuis le Paléolithique coule une rivière souterraine qui alimente le Nahr el-Kaleb. L’action conjuguée de l’eau et du temps a façonné des sculptures et des concrétions impressionnantes. Les galeries de la grotte inférieure furent ouvertes pour la première fois au public en octobre 1958 et celles de la grotte supérieure en janvier 1969.

Le missionnaire américain révérend William Thompson découvre la grotte inférieure en 1836. Deux expéditions en 1873 et en 1874 permettent d’explorer jusqu’à 800 mètres puis 1060 mètres de galeries. De nouvelles expéditions anglaises, américaines et françaises entre 1892 et 1940 vont améliorer la reconnaissance du réseau intérieur de la grotte jusqu’à une profondeur de 1750 mètres. A partir des années 1940, les explorations ont été dirigées par des chercheurs libanais qui ont relevé un réseau supérieur à 7 km.

La grotte supérieure a été explorée par les spéléologues libanais qu’en 1958. Cette grotte totalise un réseau de 2130 mètres.

Fermées durant la guerre du Liban, les grottes ont été réhabilitées à l’initiative du ministère du tourisme. Le site est à nouveau ouvert au public depuis 1996.

 

Ouvertes tous les jours de 9h à 19h, de 9h à 18h au printemps et automne (fermé le lundi), de 9h à 17h en hiver (fermé le lundi), les grottes sont totalement fermées de janvier à début février. Tel : 09 220840-3

www.jeitagrotto.com

Entrée payante

Région du Kesrouan

Faqra

Situées à 1600 mètres d’altitude, les ruines de Faqra occupent un petit plateau qui domine une vallée profonde dans laquelle circulent les eaux de Neba el-Laban et Neba el-Assal. D’une beauté naturelle remarquable, le site se repose parmi des pierres en dolomite qui se dressent en une forêt de stèles taillées naturellement. Ernest Renan considère, dans sa mission de Phénicie, le site comme le groupe de ruines le plus spectaculaire de la montagne.

 

Histoire

Trois récits légendaires font remonter la construction de Faqra à des époques différentes allant de la période du roi Salomon (Xe siècle av. J.-C.) en passant par celle des Ptolémées (IIe siècle av. J.-C.) ou encore remontant à une date indéfinie.

En revanche, deux inscriptions grecques gravées : la première sur le linteau de l’entrée principale de la grande tour et la seconde sur une pierre à droite en entrant dans le même bâtiment, donnent l’an 43 de notre ère comme date de construction de ce monument. Tandis que d’autres inscriptions grecques, trouvées dans le temple dit d’Atargatis, révèlent que l’an 49 de notre ère correspond à la construction de ce temple. Quant au grand temple, il n’a pas fourni, jusqu’à nos jours, un témoignage écrit ou matériel qui indique sa date de fondation.

 

Le site de Faqra est dominé par une grande tour de forme carrée qui avait deux étages, peut être couronnés d’une toiture pyramidale. On y accède par un escalier de 18 marches. L’entrée principale qui était bien fermée par des doubles portes dont les traces sont visibles, conduit à deux escaliers séparés. Ils se rencontrent sur le toit du premier étage. Nous trouvons à l’intérieur une chambre bien fermée par une porte coulissante. Des ouvertures latérales sur tous les côtés du bâtiment servaient à observer et à surveiller tout le site. Par son emplacement et selon son plan architectural, cette grande tour joue, dès sa construction, une double fonction : un poste d’observation et de signalisation, et un coffre-fort à portée religieuse, car elle devait abriter le trésor divin du site.

Un grand autel se dresse juste en face de l’entrée principale de la grande tour. De forme carrée, il a été restauré dans les années 1940. Des influences égyptiennes et orientales, sont bien visibles dans le travail de décoration des pierres de la frise de l’autel. Sa date de construction reste controversée. Il semble qu’il pourrait être contemporain de la grande tour.

A proximité, le naïskos est construit sur une base carrée surmontée d’un portique de douze colonnes entourant une grande pierre, sur laquelle repose un toit légèrement arrondi. La grande pierre porte gravée sur son côté est, une demi-lune et d’autres motifs non identifiés actuellement. Il semble que ce naïskos soit un autel à gorge égyptienne dont le modèle remonte à une tradition antérieure à l’influence de l’hellénisme sur l’Orient.

Situé au sud des monuments déjà cités, le grand temple, de forme rectangulaire (34 x 14 mètres) et orienté d’est en ouest, est le mieux conservé parmi les temples du Liban. L’entrée principale est précédée d’un portique avec plusieurs colonnes corinthiennes. Mal restauré, ce monument religieux est formé de trois parties: une cour intérieure, entourée d’un portique flanqué de deux chérubins, et dans laquelle se dresse un autel, puis quelques marches qui accèdent à l’ante et le saint des saints. Ces deux dernières parties devaient être couvertes, probablement, par du bois. Le temple possède une porte principale et deux latérales sur le côté nord. Une partie des murs est taillée dans le roc. Le grand temple a été construit selon un plan architectural sémitique ancien bien connu sur d’autres sites archéologiques au Liban et au Proche-Orient.

D’architecture énigmatique, le petit temple dit d’Atargatis est formé de deux chambres et dépourvu de portique. Orienté d’est en ouest, ce bâtiment ne suit pas un plan uniforme. La chambre intérieure est flanquée dans les murs opposés de plusieurs niches dont la fonction est indéfinie. Il a subi des transformations architecturales, surtout dans la chambre intérieure qui devint, à l’époque byzantine, le baptistère d’une église construite à l’extérieur du temple et qui reste en usage jusqu’au VIIe siècle.

Parsemées autour du temple dit d’Atargatis, des tombes sont construites selon plusieurs types : tombes rupestres, sarcophage taillées dans les rocs et caveaux funéraires aménagés de l’intérieur en plusieurs cellules. Des croix de type byzantin figurant sur l’entrée de quelques tombes du 3e type, prouvent qu’elles étaient en usage durant la période chrétienne. A côté du temple dit d’Atargatis, des constructions, de type architectural pauvre, pourraient remonter au moyen âge.

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h au coucher du soleil.

Entrée payante

 

A 3,5 km environ après le site archéologique de Faqra se trouve le Jisr el-Hajar, un impressionnant pont naturel avec une arche de 38 mètres d’ouverture et de 58 mètres de hauteur, sous laquelle coulent les eaux de Neba el-Laban qui descendent en cascade dans la vallée. 

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