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Regions / La Béqaa Nord

Entre les chaînes du Mont Liban et de l’Anti Liban, la plaine de la Beqaa offre des paysages multicolores. Terre agricole (maraîchage, vignes et élevage), elle garde des vestiges archéologiques remarquables dont l’Antique Baalbeck.



Baalbeck

Au croisement d’anciennes routes qui reliaient la côte méditerranéenne à l’intérieur syrien et le nord de la Syrie au nord de la Palestine, les temples de Baalbeck peuvent à juste titre figurer parmi les merveilles du monde antique. Dominant la plaine de la Beqaa, ils témoignent de l’aboutissement d’un projet impérial symbolisant la volonté, la richesse et la puissance romaine. Certainement, le site à ne pas manquer au cours de votre visite du Liban.

Au cours des siècles, ces temples n’ont pas été épargnés par les tremblements de terre, les guerres, les pillages, les destructions et des constructions médiévales. Grâce aux travaux entrepris par des archéologues et architectes allemands, français et libanais, le site a gardé sa splendeur et son gigantisme.

 

Comment y arriver ?

Baalbeck se situe à 85 km de Beyrouth. Si l’accès est possible par le Hermel, la région des Cèdres et du Mont Liban, la route la plus simple à partir de Beyrouth est de prendre la route de Damas. Au niveau de Chtaura, la direction de Baalbeck est indiquée sur votre gauche. La route traverse ensuite les terres agricoles de la Beqaa.

 

Histoire

Durant des siècles, les temples de Baalbeck, transformés en forteresse se trouvaient sous des mètres de remblais. Bien qu’en ruine, le site a toujours attiré les visiteurs et de susciter l’admiration. En 1898, une mission archéologique allemande entreprit les premiers travaux de prospection et de restauration. Ses recherches, poursuivies à partir de 1922, par des archéologues et architectes français, ont été supervisées, après l’Indépendance en 1943, par la Direction Générale des Antiquités du Liban.

Les origines des temples remontent à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Bien que l’histoire du site soit fort mal connue, il semblerait toutefois qu’au cours du Ier millénaire av. J.-C. un lieu de culte avait été aménagé au sommet d’un tell. Selon la tradition sémitique souvent mentionnée dans la Bible, ce tell était constitué d’un autel construit à l’intérieur d’une cour entourée d’une enceinte.

Au cours de l’époque hellénistique (333-64 av. J.-C.), sous l’influence des Ptolémées, les cultes de Baalbeck furent solarisés. La ville fut baptisée Héliopolis ou Ville du Soleil, à l’instar de la grande métropole égyptienne. L‘ancienne cour fut alors élargie et un podium fut construit à son extrémité ouest, dans le but d’être la base d’un temple de type classique. Ce temple ne fut jamais construit et seules quelques substructures monumentales, témoignent encore du projet hellénistique.

La construction du temple débuta sous Auguste, vers la fin du Ier siècle av. J.-C., et s’acheva vers la fin du règne de Néron (37-68 ap. J.-C.). La grande cour fut construite au cours du IIe siècle, à l’endroit même où s’étaient succédé les cours des hauts lieux des époques antérieures. La construction du temple dit de Bacchus débuta au cours de cette époque.

Au cours du IIIe siècle sous la dynastie des Sévères (193-235), la construction des Propylées et de la cour hexagonale fut entreprise. Le temple rond, dit de Vénus fut achevé à cette période.

Les travaux furent toutefois largement compromis après 313, à la suite de la promulgation de l’Edit de Milan qui faisait du Christianisme une religion officielle de l’État, par Constantin le Grand. Vers la fin du IVe siècle, Théodose mit fin aux cultes païens d’Héliopolis en détruisant leurs symboles les plus sacrés, à savoir les autels de la grande cour remplacés par une basilique.

A la suite de la conquête arabe en 636, les temples furent transformés en citadelle, une qal’a, nom qui est resté attaché aux monuments de l’acropole.

Au cours des siècles ultérieurs, la ville passa successivement des Omeyyades aux mains des Abbassides, des Toulounides, des Fatimides et des Ayyoubides. Mise à sac par les Mongols vers 1260, Baalbeck connaîtra une période de calme et de prospérité sous les Mameloukes.

Le complexe culturel de Baalbeck se compose de trois monuments principaux : le sanctuaire de Jupiter, le temple adjacent dit de Bacchus et le temple rond dit de Vénus. Un autre temple, dédié à Mercure, dont il ne reste que les vestiges de son escalier monumental taillé dans le rocher, dominait la colline de Cheikh Abdallah.

Après le guichet, vous arriverez devant l’entrée du site. Un impressionnant escalier construit au cours des travaux de restauration au début du XXe siècle mène aux propylées.

 

Achevés vers le milieu du IIIe siècle, les propylées sont précédés d’un vaste demi-cercle de gradins et d’un escalier monumental partiellement restauré duquel se distingue très bien le péribole semi circulaire qui le précède. Cette entrée dotée d’une façade de 12 colonnes de granite était flanquée de deux pavillons.

 

Trois portes conduisent à la cour hexagonale. A ciel ouvert, elle est entourée d’un portique de 30 colonnes de granite et fut construite durant la première moitié du IIIe siècle. Vers la fin du IVe siècle ou au début du Ve siècle, cette cour fut transformée en église et couverte d’une coupole.

 

La grande cour construite au cours du IIe siècle est impressionnante puisqu’elle mesure 134 m x 112 m et contient les installations principales du culte. Héritière des esplanades des anciens hauts lieux, elle occupe le sommet arasé du tell de Baalbeck. La cour était entourée d’un portique sous lequel s’ouvraient huit exèdres rectangulaires et quatre semi-circulaires, dont les niches étaient garnies de statues. Pour éviter le tassement ou le glissement des terres meubles de l’ancien tell, celui-ci fut consolidé par la construction des substructures voûtées sur ses faces est, nord et sud ainsi que par le podium du temple sur sa face ouest. Ces voûtes servaient de corridors souterrains, de magasins ou d’étables en même temps que de soubassement aux portiques et exèdres de la cour.

 

L’autel des sacrifices et la « tour »  s’élèvent au centre de la cour dont seules subsistent les assises inférieures. Cette « tour », datée du début du Ier siècle ap. J.-C. est flanquée de deux colonnes isolées en granite rouge et gris. Elle était probablement destinée à permettre aux pèlerins de suivre les cérémonies à partir de son toit. Ces deux structures, encadrées de deux bassins rituels, furent détruites vers la fin du IVe siècle pour laisser la place à la basilique chrétienne.

 

Après avoir traversé les propylées, la cour hexagonale et la grande cour rectangulaire, le fidèle se trouvait au pied du grand temple de Jupiter. Cette approche du sanctuaire à travers une succession d’espaces parfaitement définis résultait d’une ordonnance typiquement sémitique. Le temple mesure 88 m x 48 m. Un escalier monumental mène à un podium qui s’élève à 7 m au-dessus du niveau de la cour et à 13 m au-dessus du terrain environnant. Le temple de Jupiter fut complètement démonté. Six colonnes seulement subsistent de son péristyle qui en comptait 54 de 22 m de hauteur. Le soubassement du temple est construit de blocs de pierres de grandes tailles. Trois d’entre eux, le Trilithon, sont particulièrement célèbres : ils sont visibles sur la face ouest et pèsent chacun de 800 à 1 000 tonnes.

 

Construit au cours du IIe siècle ap. J.C., le petit temple, dit de Bacchus se caractérise par son excellent état de conservation. Contrairement au grand temple qui parait avoir été dédié au culte public de la Triade Héliopolitainne, ce temple semble avoir été consacré à un culte auquel étaient admis des initiés. Ce culte était centré autour du jeune dieu de Baalbeck, considéré comme une divinité solaire mais aussi une divinité de la végétation dont la naissance et la croissance constituent un gage de renaissance et d’éternité. Du vin et d’autres drogues, comme l’opium, étaient utilisés par les fidèles dans le but de parvenir à l’extase. Plusieurs représentations de vignes et de pavots sculptés à l’intérieur du temple sont visibles. Un escalier monumental de 33 marches mène à un podium de 5 m de haut. Sa porte monumentale, décorée d’un enchevêtrement de vignes, d’épis de blé, de pavots et de figures mythologiques, constitue l’une des plus belles curiosités du site.

 

Une tour mamelouke du XVe siècle se dresse à l’angle sud-est du temple. Un petit musée y a été aménagé. Il donne plusieurs informations sur l’histoire musulmane de Baalbeck. Cette tour faisait office de résidence du gouverneur de la citadelle dont l’entrée est visible derrière le temple de Bacchus. Vous distinguez plusieurs piliers qui devaient appartenir à une mosquée.

 

Avant la sortie du site, ne manquez pas le second musée installé sous la grande cour dans la galerie voûtée. Ce musée revient sur l’histoire du site de Baalbeck.

Face à l’entrée du site soit au sud-est de l’acropole se dresse le temple rond, dit de Vénus, un véritable bijou de l’architecture romaine du IIIe siècle. Son plan, ses dimensions tout autant que son orientation en direction du grand temple permettant de l’identifier comme étant le temple de la fortune de Baalbeck, voire la divinité tutélaire de la grande ville, placé sous la protection des grands dieux de la cité. Le temple fut transformé à l’époque byzantine en une église dédiée à Sainte Barbe qui est restée jusqu'à nos jours la sainte patronne de Baalbeck.

 

Au nord-est du temple de Vénus, vous remarquez les vestiges de la mosquée omeyyade construite aux VIIe et VIIIe siècles sur l’emplacement probable du forum romain et d’une église byzantine dédiée à Saint Jean. Avec ses matériaux empruntés aux constructions antiques, elle possède un minaret carré situé à l’angle nord-ouest de sa cour.

 

Tout à côté se trouvent les vestiges d’un « temple des Muses », les déesses qui présidaient tous les arts et les lettres, daté du début du Ier siècle de l’ère chrétienne.



Autour de Baalbeck

À côté des vestiges de ses temples, les environs de Baalbeck recèlent de nombreux autres monuments romains et islamiques.

Au sud de l’acropole, au lieu-dit « Boustan el-Khan » furent mis à jour et partiellement restaurés des vestiges appartenant à des édifices publics dont des thermes, un marché et vraisemblablement un bouleutérion ou salle du conseil.

Située à la périphérie ouest de Baalbek, Ras-el Aїn est une source antique. Elle fournissait une partie de l’eau nécessaire à la ville. Les vestiges d’un nymphée et d’un petit sanctuaire romain, ainsi que des restes importants d’une mosquée mamelouke construite en 1277 sont encore présents.

A l’entrée Sud de la ville se trouve l’une des carrières romaines d’où proviennent les pierres qui ont servi à la construction des temples. Au milieu de cette carrière gît encore un énorme bloc, monolithe I qui mesure 21,5 m x 4,8 m x 4,2 m et pèse près de 1012 tonnes. Ce monolithe a sa place sur l’un des deux côtés nord ou sud du temple de Jupiter perpendiculaire au trilithon. Pas loin de la pierre de l’enceinte se trouve un autre bloc de pierre monolithe étudié par le docteur Erwin Ruprechtsberger avec une équipe de spécialistes du musée de Stadt- Linz en Autriche en 1996 et 1997, et baptisé par eux monolithe II. Les mesures qu’ils ont prises ont montré que ce bloc pèse 1248 tonnes et qu’on a voulu l’utiliser ultérieurement, peut être durant l’ère médiévale, comme carrière de pierre, mais ça n’a pas continué. Une autre carrière se trouve au sud-ouest de la ville, près de la route qui menait à Homs, à l’endroit dit al-kiyyâl.

Sur la colline de Cheikh Abdallah se trouve le site de Qoubbat al-Amjad connu pour les restes importants de la mosquée- zawiya de Cheikh Abdallah al-Younîni, construite sous le règne d’Al-Amjad, arrière neveu de Saladin et gouverneur de Baalbeck entre 1182 et 1230. Cet édifice qui contient la tombe du cheikh, fut construit avec les pierres du temple de Mercure qui se trouvait à proximité.

Au nord-ouest de l’acropole, à proximité des casernes militaires, se trouvent les restes imposants d’une porte romaine qui faisait jadis partie du dispositif défensif de la ville.

Non loin de la porte romane se trouve Qoubbat as-Saâdîn, un mausolée composé de deux chambres sépulcrales. Construit en 1409, il abritait des tombes de gouverneurs mameloukes de Baalbeck.

À l’entrée sud de la ville se trouve Qoubbat Douris, une structure octogonale constituée de huit colonnes de granite. Recouverte à l’origine d’une coupole, elle surmontait une sépulture ayyoubide du XIIIe siècle.

Au sud de la ville, subsistent les ruines du temple de Mercure qui fut élevé au premier siècle ap. J.C. sur les vestiges d’un temple antérieur et dédié au Dieu protecteur de la moisson et des troupeaux. Ce site est accessible par un escalier taillé dans le rocher.

Zahleh

Située sur les premiers contreforts du Mont Sannine, en bordure du plateau de la Béqaa, Zahlé est situé à 945 m d'altitude. En hiver, les montagnes environnantes sont recouvertes de neige et le climat estival est frais et sec.

Le centre-ville s'étend sur les deux rives de la rivière al Bardawni. La vieille cité se trouve sur les hauteurs de la rive ouest, tandis que la zone commerciale occupe la rive est. A l'extrémité nord de la ville, Wadi el Arayesh (la vallée des treilles) est connue pour ses restaurants en plein air en bordure du cours d'eau. C'est avec fierté que les Zahliotes surnomment leur ville "la Cité du vin et de la poésie" : plus de 50 poètes, penseurs et écrivains y sont nés au XXe siècle et un grand nombre de variétés de vins et d'araks sont produits dans la région.

Troisième ville du pays avec plus de 150 000 habitants, Zahlé est un important centre économique et administratif de la Beqaa (qui représente 42 % du territoire libanais). Elle est également un centre agricole dynamique (légumes, fruits, céréales et raisin). Isolés des villes côtières par la chaîne du Mont Liban, les Zahliotes ont développé leur personnalité propre tout au long de l'histoire et leur accent arabe particulier est immédiatement reconnaissable.

 

Comment y arriver ?

54 km séparent Beyrouth de Zahlé, en passant par Sofar et Chtaura. La route qui passe par Dhour ech-Choueir dans le Mont Liban est un peu plus longue.

En venant de Beyrouth, après Chtaura prendre la voie rapide en direction Baalbeck. Six km plus loin, vous arriverez à un large rond-point. Prendre à gauche pour rejoindre la vieille ville de Zahlé.

 

Histoire

La ville a été fondée il y a plus de 300 ans, dans une région dont les vestiges historiques et préhistoriques remontent à plusieurs milliers d'années. Au début du XVIIIe siècle, une première vague d'émigrants en provenance de la Beqaa, du Mont Liban et du Hauran, s’implante en bordure du Bardawni. La nouvelle ville est divisée en trois parties, avec chacune son gouverneur. Au XIXe siècle, Zahlé fera figure de premier état autonome de la région avec ses propres drapeaux et hymnes.

La ville est brûlée en 1777 et 1791, puis à nouveau incendiée et pillée en 1860. Mais sous le régime du Moutassarifié, Zahlé retrouve sa prospérité. Le chemin de fer reliant Beyrouth à Damas auquel elle est reliée en 1885 accroît son importance commerciale. La ville devient le "port intérieur" de la Beqaa et de la Syrie, ainsi que le centre principal de transaction pour l'agriculture et les marchandises entre Beyrouth et Damas, sans compter ses relations avec Mossoul et Bagdad. On considère habituellement que c'est ici que fut fondée l'armée libanaise. Zahlé joue toujours un rôle politique important à l’échelle nationale.


 

Patrimoine architectural

Les anciennes maisons de Zahlé sont caractérisées par leurs toits de tuiles rouges, leurs façades ornementées, leurs arcades et leur grand salon central. Située dans la vieille ville, quelques maisons attirent l’attention telle que la maison Geha est un bon exemple d'architecture traditionnelle. C'est une résidence privée. Son jardin, ses galeries supérieures et l'aspect extérieur général représentent l'architecture du début du XVIIe siècle. Bâtie par Cheikh Khalil Geha, cette demeure de 24 pièces est occupée aujourd'hui par la septième génération de la famille. Un vieux tunnel de 1 400 mètres relie la maison à l'église St Elie. Remarquables par leurs jardins, d'autres résidences privées sont situées dans la même zone comme les magnifiques maisons: Youssef Azar, Wadih Skaff, al Hindi.

Construit en 1885, le vieux Sérail est une très belle bâtisse qui montre l'influence européenne sur l'architecture locale durant la période ottomane. Il abrite désormais le siège de la municipalité de Zahlé.

Au début du XXe siècle, plusieurs hôtels ont été construits pour répondre aux besoins d'une activité touristique en plein essor. Si l'hôtel Sohat, construit en 1878, a été détruit, aujourd’hui, trois établissements de cette période subsistent : les hôtels America, Akl et Kadri. Bâti en 1906, l'hôtel Kadri fut occupé par l'armée turque en 1914 puis utilisé comme quartier général et hôpital durant la première guerre mondiale. C'est à partir de cet hôtel que les autorités du Mandat français, en 1920, ont proclamé l'annexion des territoires qui devaient former par la suite le Grand Liban.

Le souk el Blatt (le marché pavé) est une rue commerçante menant à l'un des plus anciens quartiers de la ville. Il fut un temps fréquenté par les voyageurs circulant entre la Syrie, l'Iraq et la Palestine.

Il y a quelques siècles, Haoush az Zaraané (ou zone marchande) situé près de la poste sur la rive gauche de la rivière, était un conglomérat de khans (ou caravansérails), d'échoppes d'artisans et de boutiques. Les produits agricoles et manufacturés y étaient vendus, parallèlement aux diverses activités des cordonniers, menuisiers, tisserands, artisans du cuivre et de la sellerie. Durant la période ottomane, Haoush ez Zaraané était sur la route caravanière qui servait au transport des produits agricoles de la Béqaa au Mont Liban. Plusieurs anciens bâtiments de ce Haoush existent encore, avec leurs plafonds sculptés, leurs voûtes intérieures et leurs façades décorées.

Avec son toit de tuiles rouges, l'hôpital Tell Shiha fut inauguré en 1948. Situé sur la colline de même nom, son site est idéal pour avoir une vue d’ensemble de la région.

 

Les sites religieux

L'église de Saydet el Zalzaly est la plus ancienne église de Zahlé. Construite en 1700, elle occupait à l'origine le centre de la cité.

Construite en 1720, l'église St Elie est un magnifique monument connu sous le nom d’al Moukhallisiah.

Construit également en 1720, le monastère de Saydet el Najat est connu pour abriter une belle icône de la Vierge Marie offerte par le roi de Prusse. Son église possède le plus grand clocher du Liban.

Le monastère de St Elie at Touwak, construit en 1755, fut rénové en 1880 à la suite d'un incendie. C'est un magnifique monument à arcades.

Le point de vue le plus spectaculaire sur Zahlé est certainement au sommet des 54 mètres de la tour de Notre-Dame de Zahlé, à l'est de la ville. Un ascenseur vous transportera jusqu'à une plateforme panoramique surplombant la ville et la plaine de la Beqaa. Au sommet se trouve la statue en bronze de la Vierge de dix mètres de haut, exécutée par l'artiste italien Pierroti, tandis qu'à la base de la tour une chapelle accueille les pèlerins. Le sanctuaire est doté d’une grande basilique aménagée en sous-sol.

 

Les restaurants de Bardawni

La rivière du Bardawni descend du Mont Sannine et traverse Zahlé. Son nom est associé à la gastronomie libanaise traditionnelle de plein air. Les premiers restaurants riverains sont apparus il y a une centaine d'années sous la forme de simples cafés le long de la rivière. Avec le temps, les berges piétonnes du Bardawni ont été occupées par une multitude d'établissements gastronomiques curieusement appelés "casinos". La concurrence étant évidemment féroce, chaque restaurant tente d'attirer le client par une débauche de fontaines, bassins et recoins ombragés. Le visiteur pourra y savourer la cuisine libanaise dont le traditionnel mezzés.

 

Les fêtes locales

Chaque année, entre le 10 et le 20 septembre, dans une atmosphère de carnaval Zahlé organise au même moment le Festival du Vin et le Festival des Fleurs. Zahlé est également célèbre pour sa fête du Corpus Christi qui remonte à 1825, lorsque la ville fut épargnée des ravages d'une maladie contagieuse. Cette fête est célébrée le premier jeudi du mois de juin, avec une retraite aux flambeaux qui a lieu la veille de la fête. Le lendemain, une messe est célébrée à l'église de ND. de la Délivrance (Saydet el Najat), suivie par une procession de citoyens portant le "Saint Sacrement" à travers les rues de la ville. 



Autour de Zahleh

Les Caves de Ksara

La plaine de la Beqaa est une région productrice de vin depuis l'antiquité. A l'entrée sud de Zahlé, une statue d'une femme personnifie le vin et la poésie. Au nord, les collines de Wadi Hadi, Harqat, Bir Ghazour et Tell Zeina sont recouvertes de rangées de vignes qui alimentent les établissements zahliotes de vin et d'arak. Plusieurs de ces vins ont obtenu une reconnaissance internationale pour leurs qualités. Il est possible de visiter des caves vinicoles, et plus spécialement celles de Ksara qui sont creusées dans le rocher et connues depuis l'époque romaine. Ces caves sont situées à la sortie sud-est de Zahlé. Prendre la direction de Chtaura, continuez 2 km puis tourner à droite.

Ce vignoble date de la fin du XVIIe siècle. En 1857, les pères Jésuites font l’acquisition de la propriété. L’exploitation a été rachetée par une société privée au début des années 1970. Entreposé dans un important réseau de tunnels creusés dans la roche, le vin produit est de très haute qualité. Ksara bénéficie d’une renommée internationale. La visite des caves et des dégustations est possible sur le site de 9h à 16h. www.ksara.com.lb

 

Fourzol

Situé à 6 km au nord-est de Zahlé en direction de Baalbek, les origines de ce village remontent à l’époque romaine. Fourzol est également connue depuis le Vème siècle comme siège épiscopal.

Les vestiges d'un temple romain de style corinthien et dédié au dieu Apollon se trouvent au centre du village. Le site est très dégradé et il est difficile de reconnaître la forme du temple. 

A 1,5 km dans la partie élevée du village, Wadi el Habis (la vallée de l'ermite) est parsemée de tombes et sanctuaires rupestres des époques cananéennes, romaines et byzantines. Un restaurant se trouve au pied du site. Ces grottes en partie naturelles et aménagées par l’homme ont un plafond en voûte et comportent des réservoirs ou des bassins creusés dans le roc.

Certaines cavités ont dû être habitées par des ermites. D’autres ont dû servir à des usages funéraires voire religieux. Mais les précisions manquent pour déterminer l’époque à laquelle elles ont été aménagées.

Le site est fascinant à visiter pour les marcheurs qui peuvent également explorer à quelques minutes des grottes un relief rupestre représentant un dieu cavalier et un jeune dieu tenant un régime de dattes ou de raisin à côté d’un palmier. De cette sculpture apparaît sur la colline opposée une ancienne carrière qui forme un paysage assez lugubre au milieu des rochers.

 

Niha

En continuant vers Baalbek, vous arriverez à l’intersection d’Ablah. Prenez à gauche, au bout de 2 km, le village de Niha vous sera indiqué sur la gauche. En haut du village, caché par un bois de pins, vous pouvez visiter les deux temples romains dédiés aux dieux syro-phéniciens Hadaranès et à sa parèdre Atargatis. Les deux temples sont construits autour d’un cours d’eau, dont la source est située plus haut. Le temple principal est imposant. Il fut construit au cours du IIe et IIIe siècle. La cella a été restaurée. Quelques éléments n’ont pas été remis à leur place initiale. Un relief sculpté se trouve au pied des colonnes. Il s’agit d’un prête Narkisos en train d’offrir une libation sur un autel à encens.

Du petit temple à l’entrée du site, il ne reste que les fondations et quelques fragments de quatre colonnes au niveau du portique. Ce petit temple fut le premier à être construit sur ce site aupremier siècle.

Ouvert tous les jours de 8h au coucher du soleil - Entrée payante

 

A droite des temples, une route asphaltée monte sur le versant de la vallée. Après 2 km, la route n’est plus qu’un chemin de terre qui mène aux temples romains d’Hosn Niha situés à 1 344 m d’altitude. Isolé du village, le site (accès libre) offre un cadre agréable au milieu des collines et des terres agricoles.

Le bas des murs et l’entrée de la cella du principal temple sont encore debout. Le reste est un amas de gros blocs de pierre. Devant ce temple, se trouvaient les vestiges d’une basilique byzantine, aujourd’hui plus visible. Les ruines d’un second petit temple se trouvent à l’est du site.

 

Qsarnaba

Reprendre la route principale dans la direction du nord sur 2,5 km puis tournez à gauche au niveau du panneau du ministère du tourisme indiquant le temple de Qsarnaba. Dirigez vous vers la partie supérieure du village.

Partiellement restauré, ce temple prostyle romain de dimensions comparables à celle du temple d’Hadaranès de Niha conserve encore ses escaliers monumentaux et ses fondations. Devant les marches, subsiste la base d’un tabernacle, petit édicule carré auparavant entouré de dix colonnes. Le fronton a été reconstitué à même le sol.

Accès libre

Hermel et sa région

Qamou’ el-Hermel

Impossible de la manquer. Située au sommet d’une colline qui surplombe la région, cette tour de 26 m est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Restaurée au début des années 1930, cette structure dont les faces sont décorées de scènes de chasse est probablement la tombe d’un prince syrien du nord de la Beqaa du Ier siècle mort lors d’une partie de chasse. Formée d’un piédestal de trois marches en basalte noir, la tour est surmontée d’une couverture sommitale en forme pyramidale.

La face Est est ornée d’un grand sanglier percé par trois lances et attaqué par deux molosses. Au-dessus des chiens, on aperçoit un cylindre entouré de cordes ou une série de disques, ces dessins sont surmontés d’un cadre ayant probablement contenu une inscription aujourd’hui disparue.

La face Nord représente deux cerfs qui l’un en face de l’autre sont debout sur un plateau sous lequel deux lances croisées semblent surmontées d’un piège.

La face ouest est ornée d’un grand taureau attaqué par deux loups derrière lesquels des lances et des cordes sont visibles.

La face Sud est très dégradée. On ne distingue uniquement le corps d’un animal sans doute un ours.

 

Deir Mar Maroun

Après Qamou’ el-Hermel, reprendre la route principale vers le nord en direction du village de Hermel. Après 2 km, tournez à gauche vers la source d’Ain ez-Zarqa (l’une des principales sources de l’Oronte) qui jaillit des rochers.

A côté des sources de l’Oronte, se détache Deir Mar Maroun, un ensemble de grottes taillées dans le roc et aménagés sur trois niveaux. Daté du VIe et VIIe siècle, ce site aurait servi de refuge temporaire aux disciples de Saint Maroun, le fondateur de la communauté maronite. Les grottes auraient été ensuite fortifiées par les Arabes.

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