Regions / Beyrouth

Capitale moderne au passé prestigieux

 

Ville de plus d’un million et demi d’habitants, Beyrouth est une capitale cosmopolite et moderne, le cœur de la vie économique et culturelle du pays.

 

Beyrouth vibre d’une vitalité et d’une énergie immédiatement palpables. Ce dynamisme se reflète à travers sa position géographique comme capitale du Liban: un promontoire qui s’avance dans la mer bleue, dominé à l’arrière par des montagnes majestueuses.

 

 

Fille de Venus, Beroë, mère nourricière des lois, étoile du Liban, ces surnoms ne suffisent pas à eux seuls pour définir un savoureux concentré de plusieurs siècles d’histoire.

 

Selon la légende, la ville aurait été fondée par le dieu El en hommage à son épouse bien-aimée la déesse Bérout. Pour bien protéger la ville, il l’offrit à Poséidon, dieu de la mer, et aux Cabiri (les dieux de la navigation).

 

Le nom sémitique de Beyrouth, ou « Birot », est le pluriel de « bir » qui signifie puits en cananéen. Ce nom lui aurait été donné en référence aux nombreux puits d’eau douce souterraine qui s’y trouvaient.

 

Ville au passé brillant, Beyrouth était il y a 4000 ans un port prospère sur la cÉte cananén-phénicienne, un important centre commercial et un carrefour entre l’Orient et l’Occident. Son nom figurait dans les célèbres tablettes de Tell-EI-Amarna (Egypte) au XIVème siècle av. J.C. Elle y était mentionnée comme une ville fortifiée, gouvernée par le Roi Ammounira.

 

Elle était devenue du temps des Romains une florissante colonie surnommée Colonia Julia Augusta Felix Berytus en l’honneur de la fille de l’Empereur Auguste. Sous cet empereur, les habitants de Beyrouth étaient exemptés de taxes sous la loi « ius italicum» conformément à son statut de colonie romaine. Septime Sévère la choisit dès IIème siècle comme siège de l’École de Droit qui attirait des étudiants venus de tout le monde ancien. Cette école fut la chaire et la tribune des grands juristes de l’empire, tels Papinien, Ulpien, Gaius, Paulus et le préfet prétorien d’lllyria Anatolius le Beyrouthin, et son rayonnement s’étendit sur tout l’Orient. Des professeurs de l’école de droit de Beyrouth furent désignés par Justinien pour rédiger le code législatif qui fut pour des siècles la source des législations du monde occidental.

           

La ville vécut un âge d'or jusqu’à l’époque byzantine. Durant plus de 1000 ans, elle perdit progressivement sa splendeur passée jusqu’au XVIIIème siècle. Comme toutes ses cités sœurs du littoral, Beyrouth fut soumise à des dominations successives avec leur lot de destructions et de bombardements. Son histoire fut cependant entrecoupée de périodes de prospérité. C’est ici que le promeneur sent la présence des cananéens, des Grecs, des Romains, des Byzantins, des Arabes, des Ottomans et des Français. Il découvre un mélange chaleureux de cultures et communique avec une population qui conjugue tendances actuelles et nostalgies réinventées, langues, civilisations et renaissances perturbées de hoquets historiques.

 

Durant la première guerre mondiale, le gouverneur turc Azmi Pacha ordonna de démolir la plupart des quartiers de Beyrouth afin de construire une nouvelle ville au style oriental et au charme méditerranéen suivant une conception urbaine européenne. Construits en pierre jaunâtre et pourvus de petits balcons, les bâtiments de l’ancienne ville remontent pour la plupart à la période ottomane et au Mandat Français.     

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