Regions / Centre-ville de Beyrouth
Les Quartiers

Village Saifi

A la périphérie du centre-ville se trouve une petite agglomération à l’architecture traditionnelle libanaise, le quartier résidentiel de Saifi. Ce quartier a écopé par sa part de dégâts durant la guerre mais, comme le centre-ville, il a également eu sa part de restauration et de rénovation afin de lui faire retrouver sa gloire passée. De nouveaux immeubles de hauteur moyenne ont été construits afin de compléter cet espace résidentiel à l’architecture méditerranéenne caractérisée par les couleurs pastel et les fenêtres à arcades.

 

Wadi Abou Jemil

Construit vers le milieu du XIXème siècle, ce secteur est l’ancien quartier des Juifs au Liban. Situé au pied du Grand Sérail, ses immeubles furent habités par les réfugiés qui les laissèrent presque en ruines. Le quartier fait actuellement partie du projet de reconstruction et de rénovation de SOLIDERE.

 

Foch-Allenby

Le quartier Foch-Allenby concentre les plus prestigieuses enseignes de luxe de la ville. Ce secteur piétonnier regroupe plusieurs immeubles rénovés datant de l’époque du mandat français.    



Les Places

Place des Martyrs

Elle est connue aussi sous le nom de la Place des Canons ou Place Al-Bourj. Elle est le cœur battant de Beyrouth depuis des siècles. Cette place fut érigée en mémoire des martyrs libanais pendus en 1915 et 1916. Au 18ème siècle, la Place Borj-el-Hachich fut nommée Place des Canons suite à l’installation par l’armée russe de l’artillerie lourde afin de contrô1er la ville, situation qui ne dura que quelques mois. Le premier monument à la gloire des Martyrs fut l’œuvre de Youssef al Houwayek : il représentait deux femmes, l’une musulmane et l’autre chrétienne, et se trouve actuellement au Musée Sursock. Il a été remplacé en 1960 par l’œuvre du sculpteur italien Marino Mazacurati : les martyrs qui ont payé de leur vie la liberté guidant un flambeau à la main, les nouvelles générations. Il fut restauré à l’Université Saint Esprit de Kaslik tout en conservant les stigmates de la guerre de 1975-1990.

Dévastée complètement durant la guerre, la place fut le premier champ d’aménagement et de fouilles et fait partie intégrante du projet de reconstruction de la ville après la guerre.

 

Place de l’Étoile

Inspirée de la Place de l’Étoile à Paris, elle reflète un amalgame architectural français, oriental et moderne. La tour de l’horloge, conçue en 1933 par Michel EI Abed, se dresse au centre de la place en face du Parlement. La place est bordée de restaurants et de cafés, et représente le point de jonction de plusieurs souks restaurés.

 

Place Riad EI Solh

Connue jusqu’en 1950 sous le nom de la Place du «Sour» vu sa proximité de la muraille de l’ancienne ville, cette place est désormais nommée d’après l’un des pères de l’indépendance libanaise Riad EI Solh, chef du premier gouvernement libanais en 1943. Elle fut réaménagée après la guerre et a accueilli la statue de Riad EI Solh.

La place est adjacente à la rue qui porte le même nom et qui est depuis les années 1950 et 1960 une importante artère des affaires regroupant un grand nombre d’institutions bancaires, financières et administratives.

 

Place Samir Kassir

À l’est de la rue Weygand, se trouve la petite place Samir Kassir dessinée par l’architecte Vladimir Djurovic.



Les Jardins

Jardin Gibran Khalil Gibran

Faisant face au nouveau bâtiment des Nations-Unies et à la place Riad El Solh, un jardin de 6000 m2 a été aménagé et dédié à l’auteur du «Prophète» de renommée internationale, Gibran Khalil Gibran. Le jardin englobe dans ses espaces verts le buste de Gibran, une sculpture abstraite, une fontaine entourée d’arbres et six obélisques.

 

Hadiqat «  As-Samah » (Jardin du Pardon)

Ce jardin public sera aménagé sur le site du Cardo Maximus et d’autres vestiges archéologiques, offrant ainsi aux visiteurs un espace vert parsemé de vestiges des époques passées de Beyrouth. Il sera entouré par les églises Saydet-el-Nourieh, st Georges des Grecs Orthodoxes, St Georges des Maronites, St Elie des Grecs Catholiques et les mosquées Mohamad al Amine et Mansour Assaf.

 

Les jardins des thermes romains

Cet espace en cascades et terrasses embellit le site des thermes romains, joignant les senteurs et les couleurs de la Méditerranée.

Ce jardin accueille des festivals et des rencontres musicales en plein air. 



Ruines et Vestiges

Les Glacis phéniciens (2o millénaire av. J-C.)  

Le touriste en voit trois. Le premier Glacis fut construit en deux étapes: La première étape fut de l’élever au-dessus des deux murs antérieurs de la ville avec des pierres irrégulières c’est le premier; tandis que la seconde étape a été réalisée ultérieurement afin de bloquer l’entrée en chicane, c’est le deuxième. Le troisième glacis est en galets de mer et date de la fin de l’Age de Bronze vers le début de l’Age de Fer.

 

Groupes de cinq colonnes ou Colonnes des quarante martyrs

Situées à gauche de la Cathédrale Saint-Georges des Maronites, ces colonnes découvertes en 1963 appartenaient à la grande colonnade de Beyrouth à l’époque romaine.

 

Exèdre romaine

Des éléments de cet édifice cultuel semi-circulaire furent découverts à l’ouest de la Cathédrale Saint-Georges des Maronites en 1963. Ils furent déplacés et reconstruits au bord du Boulevard Charles Hélou près de l’entrée Est du port de Beyrouth.

 

Thermes romains

Découvert en 1968-1969 derrière la Rue des Banques, cet ensemble thermal avait été remblayé au cours de la récente guerre du Liban. Il fut de nouveau déblayé et fit l’objet de fouilles entre 1995 et 1997, lors de la reconstruction du centre-ville. Construits au 1er siècle, les thermes font partie des plus grands découverts au Liban. Les salles du frigidarium, tepidarium et caldarium, les canaux d’acheminement de l’eau creusés dans la roche, le système de chauffage par le sol avec les dalles supportées par des piliers sont nettement visibles.

 

Quatre colonnes avec leur architrave

Ces colonnes situées au centre de la Place de l’Étoile face au Parlement avaient été trouvées in situ en 1968-1969 lors du déplacement de la tour de l’horloge, dite « Sâ'at al-'Abed » (Horloge d’EI Abed).

 

Colonnes avec architrave moulurée

Ces colonnes proviennent du péristyle de la basilique romaine dont une partie fut découverte dans les années 1940 entre la Place de l’Etoile et la Grande Mosquée. Elles sont depuis dressées face au Musée National, Rue de Damas.

 

Sols de mosaïques

Les mosaïques que l’on peut voir au milieu du square du Musée National proviennent d’une église byzantine découverte dans les années 1950 à Khaldé lors des travaux de construction de l’Aéroport International de Beyrouth.

 

Le Cardo Maximus

Des fragments de ce Cardo ont été révélés dans le quartier des églises près de la Place de l’Etoile. Les colonnes dites des 40 martyrs qui se trouvent à cet endroit pourraient avoir fait partie d’un tetrakionion, monument qui assure la jonction du Cardo Maximus au Decumanus Maximus au point même où ce dernier change de direction.

 

Mur médiéval

Mur croisée et mamlouk dégagé au cours des fouilles ayant eu lieu au nord de la Rue Weygand, le long de l’ancienne rue du patriarche Howayek.

 

Château croisé

Restes du Château de terre qui se dressait près du port à l’époque des Croisades. Ce château avait été démoli en 1860 lors des travaux d’agrandissement du vieux port. Les fouilles de 1995 ont permis de retrouver quelques pans qui subsistent de ses murs. Ceux-ci montrent une puissante structure consolidée par des tronçons de colonnes romaines placées en boutisses.

 

Le Grand Sérail

Construit en 1853 par les Ottomans pour servir de caserne militaire, cette énorme bâtisse fut le siège du Gouverneur français sous le Mandat Français et devint le siège de la présidence du Conseil des Ministres du Liban après l’indépendance.

 

L’hôpital Militaire Ottoman

Juste en face du Grand Sérail, ce grand bâtiment avait été construit en 1860 pour être un hôpital militaire. Depuis l’époque du Mandat et jusqu’aux années soixante, il abrita le Palais de Justice. Aujourd’hui rénové, il est le siège du Conseil de Développement et de Reconstruction.

 

La Tour de l’Horloge

Située près du Grand Sérail, cette tour fut construite en 1897 et restaurée en 1994.

 

Khan Antoun Bey

Un «department store» (grand magasin) dont l’architecture est inspirée de celle du vieux « khan » (caravansérail) ottoman vient  d’être construit à l’emplacement du Khan Antoun Bey dont la cour a été transformée en atrium central au toit vitré.



Les Cathédrales et Eglises

La Cathédrale Saint Georges des Grecs Orthodoxes

Construit en 1767 sur des structures croisées et byzantines avoisinant l’école de droit romaine, cet édifice était considéré comme la plus ancienne église de la ville. Son iconostase, ses fresques et ses icônes ont terriblement souffert durant la guerre. Lors de sa restauration, les fresques et icônes été remises à neuf par des artistes russes et grecs. La Cathédrale est érigée sur les ruines d’une église de l’époque des Croisés qui était elle-même construite sur les vestiges d’une église byzantine. Serait-ce l’église Anasthasia?

 

La Cathédrale Saint Elie des Grecs Catholiques

Avoisinant la Place de l’Étoile, cette église datant du XIXème siècle fut construite dans un style byzantin oriental et était dotée d’une magnifique iconostase en marbre. La cathédrale fut endommagée durant la guerre: récupérée en 1994, sa restauration a été entamée vers la fin de 2003.         

 

La Cathédrale Saint Georges des Maronites

Construite entre 1888 et 1894 dans un style architectural néoclassique. Cette copie conforme de l’église Sainte Marie Majeure à Rome était le bâtiment le plus haut de Beyrouth avant la guerre. Elle a été entièrement restaurée et est actuellement le siège épiscopal de l’Archevêché Maronite de Beyrouth.

 

L’Eglise Saint Louis des Capucins

Construite en 1864 et inaugurée en 1868, cette église était destinée à répondre aux besoins de la communauté de rite latin de Beyrouth. Durant la guerre, témoigna  des moments tragiques, incendies et bombardements. En 1994, les travaux de restauration ont débuté pour rendre à ce sanctuaire sa resplendissante image du passé.

 

L’Eglise Evangélique

Construite en 1869 par les missionnaires anglo-américains pour répondre aux besoins du culte de la communauté protestante de Beyrouth, l’église fut complètement détruite par les bombardements de 1976 puis reconstruite avec la même pierre en 1998.

 

L’Eglise Saint Maron - Gemmayzé

Cette église de style romain fut construite en 1875. Elle est connue pour ses arcades et ses pierres taillées. Sa beauté se reflète dans ses vitraux et son autel en marbre blanc surmonté d’une toile représentant Saint Maron et peinte par Daoud EI Corm.

 

L’Eglise Saint Elie des Maronites - Minat EI Hosn

L’édifice actuel de l’église remonte à 1907. Elle fut construite sur les ruines d’une ancienne petite église maronite. L’église aux pierres jaunes a été restaurée en 2002 et ses fenêtres ont revêtu une parure de vitraux colorés par l’artiste français Jacques Guiton.

 

L’Eglise Saints Elian et Grégoire des Arméniens Catholiques

Cette église fut lors de sa construction en 1860 la première église pour les Arméniens catholiques. Elle fut détruite en 1901 afin de l’élargir pour qu’elle puisse accueillir un plus grand nombre de fidèles. En 1950, elle connut le même sort de destruction dans le but de construire à son emplacement la Cathédrale des Saints Elian et Grégoire au temps du Cardinal Agajanian.

 

Pour plus d’info, voir le Tourisme Réligieux.



Les Mosquées

La grande Mosquée Al-‘Omari

C’est la plus grande mosquée de Beyrouth. Son nom Al-Omari est en hommage au Calife Omar Ibn Al-Khattab. Cette mosquée occupe la cathédrale croisée dédiée à Saint Jean Baptiste.

Après le départ des croisés, les mamelouks qui occupèrent Beyrouth en firent une mosquée sous le nom de mosquée de Nabi Yahya (Yahya nom arabe de Jean) puis les ottomans la nommèrent la grande mosquée d’al-Omari.

 

Zawiyat Ibn ‘Irâq ad-Dimashqi (1473-1526)

Construit en 1517 par Muhammed Ibn ‘Irâq Ad-Dimashqi, cet édifice était à l’origine une école de théologie islamique sous l’empire ottoman. Il fut redécouvert en 1991 lors des travaux de déblaiement qui ont suivi la fin de la guerre.

 

La Mosquée de l’Emir 'Assaf

Appelé aussi Mosquée de Bâb as-Sorâya en référence à sa proximité du Sérail de l’Emir Assaf, cet édifice est situé en face du Palais Municipal. Il avait été construit par l’Emir Mansour 'Assaf (1572-1580) à l’emplacement d’une église byzantine dédiée au Saint Sauveur.

 

La Mosquée de l’Emir Mounzer

Appelée aussi An-Naoufara à cause de sa fontaine originale, la mosquée avait été construite en 1620 par l’Emir Mounzer, gouverneur de Beyrouth, à l’emplacement d’une structure antique dont il subsiste huit colonnes de granite dans sa cour.

 

La Mosquée Al-Majidiyyeh

A l’origine, l’édifice est une citadelle maritime ancienne de Beyrouth. La citadelle avait été transformée en mosquée vers le milieu du 19ème siècle sous le règne du Sultan Abdul-Majid I (1839-1861) et fut nommée en son honneur. La mosquée fut détruite durant la guerre de 1975-1990, puis restaurée. Un minaret plus élevé a été construit aux côtés de l’ancien.

 

La Mosquée Abou Bakr ou Dabbagha

Elle remonte à l’an 1294 à l’époque mamelouke. Démolie en 1915 pour faire place aux rues publiques modernes, elle fut reconstruite sous le Mandat Français. Elle subit de grands dégâts durant la guerre de 1975-1990 et fut restaurée puis ouverte au public en 1999.

 

La Mosquée Mohammed Al-Amine

A proximité de la Place des Martyrs, cette roquée fut érigée dans un style ottoman et arabe en pierre jaune et à la coupole bleue avec 4 minarets de 65 m de hauteur. Dans l’enceinte de la Mosquée se trouve la tombe de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri (assassiné le 14 février 2005).

 

Pour plus d’info, voir le Tourisme Réligieux.



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